L’appel à préserver le chêne bicentenaire de Castelnau-le-Lez

Castelnau-le-Lez

Le chêne de Castelnau-le-Lez DR Association Chêne et Handicap

Un riverain, membre de l’association Chêne et Handicap, de Castelnau-le-Lez, nous a écrit afin d’expliquer les raisons qui conduisent une partie des habitants de la commune à se mobiliser pour préserver un chêne menacé par un chantier de construction. L’affaire a attiré l’attention de la presse locale et fait l’objet d’articles dans le Parisien et le Midi Libre.

À Castelnau-le-Lez, dans l’Hérault, un chêne bicentenaire et emblématique de la commune est menacé de mort par un projet immobilier, qui prévoit la construction d’un lotissement. Or, les engins volumineux ne peuvent atteindre le chantier sans tronquer le chêne, qui abrite une espèce protégée de coléoptère et pourrait encore vivre 3 à 8 siècles.

Malgré l’existence d’autres accès au chantier, le chêne de Castelnau-le-Lez doit laisser le passage à une horde de gros camions. Au nom de la rentabilité, le passage des véhicules menace d’écraser ses racines, prises au piège entre les réseaux de services souterrains et le goudron de la surface. L’arbre ne pourra plus respirer, ni boire, et mourra selon les experts de l’Office nationale des forêts (ONF). A proximité, de grands pins aux racines arrachées ont déjà commencé leur agonie.

Le chêne de Castelnau-le-Lez est le seul arbre reconnu Remarquable sur la métropole de Montpellier par l’association nationale A.R.B.R.E (Arbres Remarquables : Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde).  Il abrite une population de coléoptères : les Grands capricornes. Il s’agit d’une espèce protégée par la convention de Berne de 1979 et par la loi française depuis 1989 selon laquelle « perturber ou détruire son habitat est un délit pénal ». Qu’importe sa taille ou sa beauté, cette espèce doit rester protégée. Sinon, à quoi sert la loi ?

La préservation de la biodiversité n’est pas le seul enjeu derrière la grande menace faite à ce chêne. L’arbre est situé sur le terrain d’un habitant en situation de handicap, menacé par une forte exposition à la circulation qui perturbera sa vie quotidienne.

Le promoteur a attaqué l’association « Chêne et Handicap » et les adhérents mobilisés sur le terrain pour obstruction au passage des engins de chantier. Ces derniers continuent après l’assignation. Le jugement interviendra ce 22 avril 2021 et le sort de ce chêne sera alors scellé.

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7 commentaires

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    • Carmen

    Oui les camions peuvent passer ailleurs la preuve ils le font tous les jours
    Les travaux peuvent continuer sans problème

    • Isabelle Miraval

    Que faire (de plus) pour protéger ce chêne et ses habitants ?

    • Paul Hubinon

    Les horribles intérêts financiers d’une classe de puissants contre des valeurs dont ‘ils ne soupçonnent même pas l’existence. Battez-vous pour préserver ce chêne. Et le maire, ans tout cela, où sont ses intérêts prioritaires ?

    • aude magliano

    Association A.R.B.R.E.S

    • Hiard Nadine

    Laisser vivre la nature, ce patrimoine appartient à tous a nos ancêtres comme à nos enfants. Prenons en soin !

    • Lepori

    C’est lamentable ! Merci pour votre combat. Il ne faut pas les laisser faire.

    • Jean-Claude Repetto

    Bonjour, j’ai pu m’entretenir ce matin au marché avec une personne nous informant de la situation du chêne en péril.
    J’ai pris l’initiative toute personnelle, ne représentant que moi-même, d’ envoyer un message à Alain Baraton (France inter La Main Verte) pour qu’il en parle lors d’une de ses émissions. Je pense lui envoyer par poste un exemplaire de votre document.
    Cordialement

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