Maltraitances et actes de cruauté envers les lévriers de course en Australie

Daimiel, Espagne: le corps d'un lévrier pendu par le coup dans une maison abandonnée près de Daimiel est photographié en janvier 2006. © AFP PHOTO/Pedro ARMESTRE.
The corpse of a greyhound hanging from the rafters of an abandoned house is seen near Daimiel, 14 January 2006. The association of greyhound owners in Spain is worried about the mistreatment of the animals, which are mainly used for hunting and has requested they be fitted with microchips to be more easily identified. A polemic is slowly gathering ground in Spain for the banning of hare hunting with greyhounds (coursing). Animal rights group have given a petition with over 50,000 signatures to the ministry of the environment demanding that coursing be banned. AFP PHOTO/Pedro ARMESTRE.
Daimiel, Espagne: le corps d'un lévrier pendu par le coup dans une maison abandonnée près de Daimiel est photographié en janvier 2006. © AFP PHOTO/Pedro ARMESTRE.

Les courses de lévriers sont très populaires en Australie, où la totalité des mises annuelles dépasse 3 milliards de dollars. Mais pour satisfaire les parieurs et obtenir sans cesse de meilleures performances, les professionnels de la filière n’hésitent plus à doper leurs animaux à la cocaïne et à l’EPO, à les maltraiter pour qu’ils courrent plus vite et à les tuer de manière barbare une fois qu’ils ont atteint le maximum de leurs capacités.

Une enquête parlementaire est en cours dans le pays pour faire la lumière sur cette filière ; les données qui en ressortent ont fait bondir les associations nationales de protections des animaux, note le Sydney Morning Herald.

En effet, pour trouver la perle rare, un processus de sélection terrible est mis en place. Plus de 25 000 chiens naissent dans cette filière chaque année. Mais selon les chiffres avancés par l’association australienne de lutte contre la cruauté faite aux animaux, Against Animal Cruelty Tasmania (AACT), seule la moitié d’entre eux sont susceptibles de commencer un jour les entraînements. Les autres n’atteignent pas l’âge d’être enregistrés pour courir. Jugés trop mauvais, ils sont généralement tués de façon barbare, battus, noyés, égorgés ou fusillés, note ACCT. L’association rapporte des cas d’animaux enterrés vivants, les oreilles coupées pour qu’on ne puisse retrouver leur propriétaire grâce au tatouage qu’ils portent aux oreilles. En 2011, 3 440 chiots auraient ainsi été tués en Nouvelle-Galles du Sud avant d’être enregistrés.

Et les maltraitances ne s’arrêtent pas là, car pour ceux qui ont les capacités de courir en compétition, les résultats doivent être au rendez-vous. Et les entraîneurs n’hésitent pas à utiliser des méthodes totalement interdites pour arriver à leurs fins. Ainsi de la cocaïne est donnée à sniffer aux chiens avant la course ou injectée directement dans les muscles au départ. Certains sont dopés à l’EPO, plus difficile à détecter lors de contrôles. Selon le SMH, des leurres vivants (lapins, cochons d’inde et possums) – auxquels on a retiré dents et griffes – sont utilisés comme appâts lors des entraînements. Plus de 2 800 blessures ont eu lieu sur les terrains de course entre 2012 et 2013 pour des résultats souvent truqués pour cause de blanchiment d’argent. Des méthodes qui ne sont que trop rarement pénalisées, selon ABC News qui note que «dans cette filière, les représentants de l’autorité  sont souvent des joueurs qui ont donc un conflit d’intérêt ».

Voici le reportage de la chaîne ABC :

Si des programmes d’adoption sont en place en Australie, seuls une cinquantaine de chiens auraient été adoptés l’an passé. Impossible de connaître le devenir des autres animaux. L’enquête en cours dans le pays doit permettre rétablir la transparence de cette filière, note le SMH.

(Voir aussi notre article sur la condition des lévriers en Espagne)

10 commentaires

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  • […] De la cocaïne est donnée à sniffer aux lévriers avant la course ou injectée directement dans les muscles au départ  […]

    • d'Agostino

    Je suis anéantie devant tant de souffrances…
    Les mots ne suffisent plus.

      • heyraud

      Hélas, comme pour les gens, tout dépend où l’on nait…mon lévrier se prélasse sur le canapé, le ventre plein et gavé de caresses.Il est loin de toutes ces horreurs heureusement.
      Mobilisons nous pour eux!

  • […] Les courses de lévriers sont très populaires en Australie où la totalité des mises annuelles dépasse les 3 milliards de dollars.  […]

    • barrault-princl

    je reste sans mots devant tant de souffrance encore ….. c’est désespérant

    • LEROY Marie-Agnès

    Bande de lâches et de pourris, votre fric vous le l’emporterez pas au paradis. J’ai la haine et encore et encore et toujours et rien ne se passe, les singes, les éléphants ……. et que sais-je encore? je me sens de plus en plus mal dans ma peau soit disant » d’être humain « 

  • […] Plantons le décor. Fort populaires là-bas, les courses de lévriers engendrent annuellement 3 milliards de paris. Alors tout est bon pour pousser les chiens à la performance. […]

  • mais a qui s’adresser pour faire arrèter ces horreurs
    que faut il faire ? je me joint a Leroy mari-agnès !
    que ce soit en espagne , en australie ainsi que partout dans le monde STOP aux souffrances des animaux ! tous les animaux . . . le diable infame a pris racine dans de trop nombreux (soit disants humains ) ?
    qui peut procéder a une pétition internationnale très rapidement pour arrèter tout cela ? répondez svp

    • Michel CERF

    Cela prouve bien que les humains n’ont pas évolué depuis la nuit des temps , il n’y a pas de mots pour qualifier cette cruauté gratuite .