Prix Goldman 2013 : 6 nouveaux héros de l’écologie récompensés

Les lauréats du prix Goldman 2013 qui récompense 6 militants écologistes du monde entier viennent d’être annoncés. Ce prix – surnommé le prix Nobel de l’écologie – récompense chaque année depuis plus de 20 ans un ou une militant écologiste par contient pour ses actions.

[Pour en savoir plus sur ce que sont les prix Goldman pour l’environnement, lire notre rencontre avec Lorrae Rominger, directrice adjointe du Prix]

Cette année, pour l’Europe, Rossano Ercolini, maîtresse d’école d’une petite ville de Toscane a reçu le prix pour avoir lancé, en 1994, une campagne d’information sur les risques sanitaires des incinérateurs, campagne qui s’est transformée en mouvement national pour la réduction des déchets. Depuis, la ville d’où est partie la campagne, Capannori recycle plus de 80 % de ses déchets.

En janvier 2011, Jonathan Deal et sa femme lisent dans la presse locale un article sur les projets de Shell d’exploiter du gaz naturel grâce à la fracturation hydraulique dans le Karoo, une région aride d’Afrique du Sud. Dès lors, ils créent une page facebook qui rassemble rapidement plusieurs milliers de personnes et développent des études d’impact et leur expertise afin d’empêcher ces projets. Ainsi l’Afrique du Sud a mis, dès avril 2011, en place un moratoire sur la fracturation. Même si le moratoire a été levé en septembre 2012, le pays attend des résultats de différentes enquêtes et études d’experts pour décider ou non d’employer cette technologie.

En 2003, Azzam Alwash, un ingénieur hydraulique irakien exilé aux Etats-Unis décide de quitter la Californie pour revenir dans son pays ravagé par la guerre. Il désire y restaurer les zones humides détruites par Saddam Hussein. Il fonde donc une ONG Nature Irak afin de les protéger. Depuis 2013, ces marais sont devenus le premier parc national du pays. Cependant, ils sont encore menacés par les barrages en amont des fleuves Tigre et Euphrate.

En Colombie, Nohra Padilla est née dans une famille de recycleurs et elle a donné un statut aux travailleurs des déchets. Pendant longtemps, cette activité a été exercée de façon informelle plus ou moins tolérée par les pouvoirs publics,mais sans être prise en compte dans les contrats de gestions des déchets. En créant une coopérative, elle a permis à ceux qui exerçaient de façon informelle le métier de recycleur de le faire dans de meilleures conditions. En effet elle obtient de la justice en 2011 qu’ils soient pris en compte dans les schémas de traitement des ordures de la ville de Bogotá.

Après s’être opposée à des projets de mine de marbre en Indonésie, Mama Aleta a échappé de justesse à une tentative d’assassinat. Elle a aussi dû se cacher avec son bébé dans la forêt. Elle a poursuivi une lutte pacifique en organisant des occupations de sites miniers, ce qui a conduit en 2010 la compagnie minière concernée a renoncer à leurs projets.

Dans la région de Chicago, Kimberly Wasserman a lutté pour la fermeture de deux centrales au charbon considérées comme les plus polluantes du pays et pour la reconversion de friches industrielles en espaces verts.

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  • […] Le prix Goldman – surnommé prix Nobel de l'écologie – vient de récompenser 6 militants écologistes pour leurs actions de défense de la nature.  […]

    • sadin stephanie

    Je suis très intéressée pour participer à la vie de votre site internet et notamment au Prix Goldman, connaitre les lauréats, savoir s’il va y avoir un magazine spécial dessus, participer à la fondation Good’Planet, étant une inconditionnelle de la nature et des animaux sauvages.
    Si vous avez de la documentation publicitaire sur le prix goldman mon adresse postale est
    Stephanie sadin
    25 rue de Nancy
    54250 CHAMPIGNEULLES – FRANCE

      • GoodPlanet

      Bonjour;

      Pour rejoindre GoodPlanet, c’est sur le site de la fondation
      Les prix Goldman sont gérés par un autre organisme

      Julien

    • sadin stephanie

    Je vous remercie de bien vouloir me retirer de la liste de diffusion. Ce n’est pas pour les prix Goldman que j’avais écris mais pour l’association sur la planète, je souhaite me désengagée. Merci.
    Stéphanie SADIN