L’organisation de l’aide française au développement critiquée

Un rapport du cabinet Ernst & Young publié sur le site du Ministère des Affaires Etrangères critique sévèrement l’organisation de l’aide française au développement et conclue à l’absence d’une « véritable autorité politique ». La France est le quatrième plus grand donateur au monde, après les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni, devant le Japon. Selon EurActiv, en 2010, le pays a consacré près de 10 milliards d’euros à l’aide publique au développement dans plus de 80 pays. Mais l’organisation de cette aide est pointée du doigt. Selon le rapport d’Ernst & Young, la France n’a ni objectifs clairs ni stratégie globale susceptibles de commander sa politique de développement, qui n’a en effet pas d’administration propre. Au delà des objectifs humanitaires, la France défend, avec son aide internationale, des intérêts plus larges, de nature politique et économique. Cela implique plusieurs ministères et freine donc les réformes de l’aide française. Si le Quai d’Orsay pilote les projets concernant la lutte contre la pauvreté directement, c’est ainsi l’Agence Française de Développement (AFD) qui joue le rôle d’opérateur. Pour l’aide financière et économique (dotations aux différents fonds internationaux, prêts aux Etats bénéficiaires), c’est au Ministère de l’Economie d’être en charge des projets. Faute de pouvoir de décision en matière budgétaire, le ministre chargé du développement ne peut accomplir son travail de coordination, les dossiers devant être remontés à Matignon voire à l’Elysée, ce qui entraîne des longueurs administratives.

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    • Guillaume Besset

    AFD
    Oui effectivement, la commande de ce rapport indépendant était une très bonne idée. Pour ma part, je regrette que l’AFD ne finance plus depuis 2008 le « salon international des initiatives de la Paix » qui avait lieu à Paris – Cité des Sciences
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Salon_international_des_initiatives_de_paix