GoodNews ! Ils plantent 8 000 coraux et redonnent vie aux récifs des Îles Gili

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La Fondation GoodPlanet vous parle de la bonne nouvelle de la semaine.

Plus de 850 millions de personnes vivent à moins de 100 kilomètres des récifs coralliens et dépendent de la survie de cet écosystème menacé par l’activité humaine. Face à cette réalité préoccupante, l’équipe de Coral Guardian s’affaire activement, avec des résultats plus que prometteurs, à la restauration des récifs endommagés par la pression urbaine croissante et par les techniques de pêche dévastatrices toujours en vigueur dans certaines régions d’Indonésie. En à peine un an, ils ont observé une augmentation de 195% des espèces de poissons !

De l’importance de protéger les récifs

Situées entre Bali et Lombok en Indonésie, les Îles Gili furent, jusque dans les années 1990, le théâtre de techniques de pêche parmi les plus destructrices au monde. La dynamite et le cyanure étaient massivement employés à l’époque, et les explosions répétées, visant à amasser rapidement une grande quantité de poissons, ont transformé les fonds marins en déserts de débris coralliens, anoxiques et stériles. Ces récifs font pourtant partie, nous le savons aujourd’hui, des poumons de notre belle planète.

Les écosystèmes récifaux, berceaux d’une biodiversité marine exceptionnelle et souvent comparés aux forêts tropicales amazoniennes, sont parmi les plus productifs de notre planète. Considérés comme des oasis en plein désert, les récifs sont de véritables puits de carbone qui participent à la réduction naturelle de la concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère tout en formant une barrière protectrice contre les violences de la mer pour les populations locales. À l’échelle mondiale, on estime que 375 milliards de dollars sont générés chaque année en biens et services liés à cette productivité récifale, influençant aussi bien les secteurs économiques que sociaux-culturels.

Pourtant, selon les experts du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), depuis 1980, 20% des récifs du globe ont disparu. Réchauffement climatique, pollution, surpêche, tourisme non-durable, commerce du vivant pour les aquariums, acidification des océans et élévation de leur niveau… autant de causes à l’impact catastrophique sur les principaux maillons de la chaîne alimentaire marine et sur les communautés locales qui en dépendent. Heureusement, des acteurs du monde associatif tentent à leur niveau de protéger et reconstituer des récifs.

Manta Reef : La préservation de nos écosystèmes passe par la sensibilisation de tous !

En 2013, Coral Guardian a développé le projet Manta Reef en étroite collaboration avec l’association locale Gili Eco-Trust et soutenu par Red Sea. Objectif : instaurer un modèle innovant de réhabilitation des zones récifales pour permettre le retour de la biodiversité aux Îles Gili. Un projet ambitieux qui voient aujourd’hui ses premiers résultats positifs.

Pour financer ces objectifs, Coral Guardian a instauré un programme de valorisation du récif par le biais de l’écotourisme. Car la réussite du projet de restauration passe tout d’abord par la sensibilisation des personnes fréquentant les sites, qu’il s’agisse des populations locales ou des nombreux touristes en quête d’attractions visuelles et de sensations fortes. La zone de restauration, constituée de plus de 32 structures artificielles réparties sur 1 300 m², a ainsi été aménagée en sentier sous-marin pédagogique. Ainsi, les visiteurs s’informent tout en contribuant à préserver l’environnement local.

Le projet offre également la possibilité aux populations locales de s’impliquer de manière durable dans la préservation et la valorisation de leurs écosystèmes. Depuis fin 2013, plus de 1 200 boutures issues de 29 espèces de coraux ont été transplantées sur des structures tridimensionnelles composées de céramique, de pierre poreuse et de métal. Contrairement à la croyance populaire, le fer du métal est un élément essentiel à la survie des coraux, une nourriture vitale déjà présente naturellement dans l’environnement.

Ces structures, conçues spécialement pour le développement et la colonisation de la biodiversité marine, sont un terrain de jeu attractif pour la faune, puisque plus de 195% de nouvelles espèces de poissons ont été recensées dans la zone de restauration au terme de la première année. Les récifs « bien gérés » permettent une régénération de la biomasse pouvant aller jusqu’à 15 tonnes de poissons et de crustacés par kilomètre carré.

Coral Guardian a déjà pu transplanter plus de 8 000 coraux sur les récifs des Îles Gili. L’objectif pour 2015 est de planter 1 000 nouveaux coraux et de créer 4 emplois locaux autour de cet éco-tourisme.

Source : Mr Mondialisation

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