Corée du Sud : les fermes de bile d’ours en faillite

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Vietnam, Binh Duong : photo prise pas l’ONG Animals Asia dans une ferme de bile d’ours au Vietnam en novembre 2011. © AFP PHOTO / ANIMALS ASIA

Vietnam, Binh Duong : photo prise pas l’ONG Animals Asia dans une ferme de bile d’ours au Vietnam en novembre 2011. © AFP PHOTO / ANIMALS ASIA

En Corée du Sud, aucun membre de l’association des éleveurs d’ours n’a vendu de bile d’ours au cours de ces cinq dernières années. Ces fermes sont désormais au bord de la faillite. Mais si l’industrie est en péril, les animaux sont toujours en cage.

Kim Kwang Soo possède l’une de ces fermes, il est également le président de l’association nationale des éleveurs d’ours. Il affirme que le gouvernement propose de l’argent et des incitations financières aux fermiers pour qu’ils stérilisent ou abattent leurs ours. Mais il affirme que ces propositions ne sont pas suffisantes pour les éleveurs qui n’ont aucune autre source de revenus.

En novembre, ces derniers ont d’ailleurs manifesté dans les rues de Séoul exhibant des ours en cage devant les bâtiments du gouvernement. Selon Kim, les fermiers seraient près à mutiler leurs animaux pour attirer l’attention du gouvernement. Car c’est ce gouvernement qui en 1981 aurait incité les fermiers à se lancer dans cette industrie, note Phys.Org.

La bile d’ours est utilisée par la médecine traditionnelle asiatique dans le traitement des abcès, des hémorragies, des épilepsies et des kystes. En Corée du sud, 50 fermes exploitent actuellement plus de 1 000 animaux.

A l’époque un ours pouvait être marchandé pour sa bile à plus de 27 000 dollars. Désormais le gouvernement propose aux fermiers 1 200 dollars pour la stérilisation d’un animal et 1 390 dollars pour l’abattre.

Le sujet devrait être abordé lors d’un meeting gouvernemental ce jeudi. Mais il est fort probable qu’en dépit des mesures de compensation prises par le gouvernement et même si la filière est au bord de la faillite, les conditions d’élevage de ces ours, entassés par dizaines dans de toutes petites cages, n’évoluent guère.

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