Comprendre la biodiversité : de la surexploitation à la protection des baleines

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surexploitation à la protection des baleines

Les baleines ont longtemps été pour les populations humaines une source importante de nourriture et de matières premières. Ces animaux étaient chassés pour leur viande et leur graisse. Cette dernière était utilisée pour l’éclairage, le chauffage et la fabrication de cosmétiques et de produits pharmaceutiques…

Au milieu du XIXe siècle, l’invention du canon lance-harpon fait entrer la chasse baleinière dans l’ère industrielle. C’est le début d’un massacre effroyable. En un siècle, la plupart des espèces de baleines ont vu leur population diminuer de plus de 80 %.

En 1946, une Convention internationale est signée à Washington par une quinzaine de pays, pour réglementer l’exploitation des grands cétacés. En 1986, face à la menace d’extinction de certaines espèces, la Commission Baleinière Internationale (CBI) interdit sous la forme d’un moratoire toute chasse commerciale. Ignoré par l’Islande et la Norvège, ce moratoire est contourné le Japon qui, encore aujourd’hui, continue de chasser sous couvert de « recherche scientifique ».

Contrairement à la chasse aborigène, aucun quota ne régule les captures scientifiques. Ainsi, le Japon chasse chaque année plusieurs centaines de baleines, en particulier le petit rorqual aussi appelé baleine de Minke. Et prévoit d’étendre ses prises aux rorquals communs et aux baleines à bosse, deux espèces menacées.

Faut-il autoriser la chasse baleinière pour mieux la réglementer ? Pour la première fois depuis 25 ans, la CBI –composée de 88 Etats membres– se pose la question. Cette autorisation de 10 ans serait assortie de quotas stricts. Les associations de défense de l’environnement s’y opposent fermement mais de nouveaux pays membres, comme le Bénin, le Gabon, Tuvalu et Nauru, y sont favorables. A l’évidence, ces nouvelles adhésions ont été encouragées par le Japon. En cas de levée du moratoire, il existe deux sanctuaires où la chasse commerciale demeurerait interdite : celui de l’océan Indien créé en 1979 et celui de l’Antarctique créé en 1994. Ces zones protégées pourraient être étendues dans le Pacifique Sud-Ouest et dans l’Atlantique Sud.

Martinière.

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