Le droit universel à l’eau

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L’eau est essentielle à la vie humaine. Le corps humain est en effet composé en poids de plus de 60 % d’eau chez un adulte et de 70 % chez un nourrisson. Pour compenser les pertes en eau (transpiration, respiration et urines), un individu adulte doit boire en moyenne 2 à 3 litres d’eau par jour. Selon l’Organisation des Nations Unies, les gouvernements doivent fournir un minimum de 20 litres d’eau potable par jour à chacun de leurs habitants, mais ce liquide joue aussi un rôle majeur dans la production d’aliments puisque 2 000 à 5 000 litres sont par exemple nécessaires pour produire quotidiennement la nourriture d’une seule personne vivant dans un pays occidental.

Plus d’un milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau salubre, ce qui les expose à de nombreuses maladies et accroît la pauvreté et l’injustice sociale. Mais comment faire d’un besoin vital, un droit humain ? Reconnaître l’eau comme un bien commun de l’humanité et son usage comme un droit fondamental, serait un acte non seulement symbolique mais surtout utile pour que l’accès à l’eau devienne une priorité des gouvernements et des autorités locales. Quoique régulièrement évoqué, le droit à l’eau n’est toujours pas inscrit dans la Charte universelle des droits de l’homme.

Les débats font rage entre les partisans d’un droit qui garantisse à chaque être humain de disposer pour son usage personnel et domestique d’une eau en quantité suffisante, de qualité acceptable, à un prix modique, et ceux qui estiment que l’eau est une marchandise qui doit obéir aux lois du marché. Selon ces derniers, donner une valeur économique et un prix à l’eau est le meilleur moyen de limiter les gaspillages et de protéger cette ressource limitée.

Dans les faits, de nombreux cas de privatisation des services publics de l’eau ont abouti dans les pays du Sud à des augmentations de prix insoutenables pour la fraction la plus pauvre de la population. A l’inverse, dans nombre d’endroits où la distribution de l’eau est restée un service public, gouvernement et autorités locales n’ont pas toujours été à la hauteur de leurs responsabilités vis-à-vis de leur population même dans des pays où la culture confère à l’eau un caractère sacré.

En savoir plus : UN-Water

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