Buenos Aires (Argentine) (AFP) – Un projet de loi sur l’activité minière en zone de glaciers en Argentine, contre lequel des militants de Greenpeace ont protesté jeudi à Buenos Aires, a obtenu dans la soirée un premier feu vert législatif de la part du Sénat.
Une dizaine de militants de Greenpeace avaient été interpellés jeudi matin dans la capitale argentine après s’être brièvement introduits dans le Parlement pour protester contre cette réforme.
Ils avaient escaladé les grilles du Parlement, et, juchés sur les marches à l’extérieur du bâtiment, déployé une banderole « Sénateurs, ne chiez pas dans l’eau! ».
A la suite de cette brève action, ils ont été interpellés, a indiqué à des journalistes la sénatrice et cheffe de groupe pro-Milei au Sénat, et ex-ministre de Sécurité, Patricia Bullrich.
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« Des militants de Greenpeace ont été arrêtés pour avoir exigé pacifiquement que la loi sur les glaciers ne soit pas modifiée », a commenté Greenpeace Argentine sur son compte X.
Tous ont par la suite été relâchées, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’organisation écologiste.
Dans la soirée, le Sénat a approuvé la modification de la loi, par 40 voix pour et 31 contre.
Le texte doit encore être approuvé par la Chambre des députés, à une date non précisée, pour être définitivement entériné.
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Le projet dit de « Loi des glaciers » consiste à assouplir le texte existant qui régit et délimite l’activité minière en zone périglaciaire. Il prévoit de donner une latitude accrue aux provinces – l’Argentine étant un Etat fédéral.
Le président ultralibéral depuis 2023 Javier Milei est résolu à doper la capacité de l’Argentine dans le cuivre, le lithium ou encore l’argent. Selon des estimations du secteur minier, le pays sud-américain pourrait potentiellement tripler ses exportations d’ici 2030.
Jeudi, lors d’une bousculade avec la police au moment de l’interpellation des militants, un caméraman d’une chaîne de télévision a été malmené par la police et interpellé, le visage en sang.
Une enquête administrative a été ouverte pour déterminer si cette interpellation avait été « disproportionnée », a indiqué Mme Bullrich.

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