La rédaction de GoodPlanet Mag’ et la Fondation GoodPlanet vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2026. Lectrices et lecteurs de GoodPlanet Mag’, nous vous remercions une fois de plus de nous lire et de nous suivre.
Changer d’année est l’occasion de revenir un peu en arrière et de se projeter sur l’année à venir.
L’année 2025 se termine avec l’impression qu’en dépit d’une urgence environnementale plus marquée que jamais, de nombreux renoncements sur des engagements et mesures en faveur de l’écologie se sont produits ces derniers mois. Recul en Europe sur les voitures thermiques et les pesticides, loi Duplomb en France, remise en cause de l’Agence Bio et de l’OFB, sur le statut du loup, sur la qualité des eaux, assouplissement du devoir de vigilance des entreprises… La liste est longue et se trouve renforcée par les échecs successifs des négociations internationales sur le climat, la pollution plastique ou encore la pollution des navires…
Pourtant, la prise en compte de l’environnement doit cesser d’être la variable d’ajustement, la chose à laquelle on renonce au nom du pragmatisme ou parce qu’on veut continuer à faire comme avant, comme si de rien n’était. Résoudre les problèmes sur lesquels un diagnostic est posé, sur lesquels les prévisions des scientifiques se confirment ne peut pas se faire si, justement, on persiste à minimiser. Se remettre en cause n’est jamais aisé, c’est pourtant du courage qu’il faut pour prendre en compte l’environnement, dans des sociétés qui ont longtemps cru en leur toute-puissance, bercées par l’illusion d’un monde infini et dans lequel l’altérité (avec nos semblables humains ainsi que le reste du vivant) n’était pas respectée.
Changer demande des efforts, nous le savons tous. D’ailleurs, l’écologie a été pendant un temps assimilée à des renoncements sur nos modes de vie. Et, c’est sans doute cette remise en question qui la rend intolérable aux yeux de certains.
Or, nous voudrions passer le message simple que prendre en compte l’environnement aboutit nécessairement à remettre en cause les modes de vie dès lors que ceux-ci ne sont pas durables. Toutefois, le faire ne peut s’effectuer que dans le cadre d’un dialogue, d’un débat et d’efforts collectifs, avec en tête l’idée de ne laisser personne au bord de la route.
Dans le marasme d’une époque marquée par les attaques contre la science, les velléités de diviser la société, il est plus que jamais urgent de réapprendre à vivre-ensemble. Tant pour pacifier les relations que pour résoudre les conflits, mais surtout pour bâtir des projets communs et concevoir un avenir en commun.
2025 a aussi été, un peu à la surprise de tous, le succès d’une pétition contre la loi Duplomb. Initiative lancée par une citoyenne ordinaire, elle a su rassembler plus de 2 millions de votes, elle témoigne d’une préoccupation sur la santé, l’environnement et de la volonté de défendre l’intérêt général. Elle représente un signe d’espoir, celui que les citoyennes et les citoyens sont encore en mesure de se mobiliser.
L’écologie a toujours été remise en cause. Car, en tant que science des conséquences et des liens, elle questionne nos cultures, nos sociétés, nos modes de vie et nos économies. Les visions et les voix de l’écologie sont aussi, et fort heureusement, plurielles, diverses, voire divergentes mais aussi complémentaires. De la sensibilisation à l’éducation en passant par le plaidoyer, l’information et l’action, de nombreuses structures (fondations, associations, ONG, entreprises, think-tanks…) œuvrent pour rendre le monde meilleur et pour préserver le vivant. 2025 a été pour toutes et tous une année difficile, plus que jamais votre soutien leur est, nous est, nécessaire.
L’écologie connaît certes une période de repli, mais espérons que cela fasse partie d’un cycle où elle sera amenée à revenir sur le devant de la scène, à porter des rêves et des projets de société, à animer des désirs de changer le monde, pour le rendre meilleur pour tous. 2026 marquera les 40 ans du Protocole de Montréal, cet accord international qui a permis de préserver et restaurer la couche d’ozone. Espérons que 40 ans plus tard, ce dernier reste le symbole concret qu’il est possible d’agir efficacement face aux défis environnementaux.
Pour 2026, GoodPlanet Mag’ compte continuer à vous éclairer sur l’actualité et les enjeux environnementaux. Notre envie pour cette année est de redonner la part belle aux entretiens. En 2025, nous avons aussi mis en place une rubrique Les articles de GoodPlanet Mag’ pour retrouver tous nos articles. Vous y trouverez aussi les articles de nos deux nouvelles rubriques de l’année : Nos chroniques culturelles et L’Odyssée bas carbone.
Nous en profitons également pour remercier toutes les personnes (salariés, stagiaires, services civiques, bénévoles, donateurs, mécènes…) qui, de près ou de loin, font vivre, les projets de la Fondation GoodPlanet et GoodPlanet Mag’, en apportant leur aide, en soutenant nos projets, en venant à notre rencontre… Dont, Audrey Bonn, Madeleine Montoriol et Violette Cadrieu, qui ont apporté aux articles de GoodPlanet Mag’ leurs analyses et curiosité. Ainsi que nos chroniqueuses et chroniqueurs.
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