Indice de perception de la corruption (IPC)

La corruption, un mal qui touche surtout les pays au Sud, mais dont l’origine est aussi au Nord

Nombre de pays considérés comme « pauvres » ou « en développement » disposent de ressources importantes, voire considérables, sur tous les continents. Même parmi les moins bien lotis, les documents historiques montrent qu’avant la colonisation les niveaux de vie en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient n’était pas forcément moins bons qu’en Europe. Un des facteurs de blocage majeur vient des inégalités dans l’accès aux revenus tirés des ressources.

Pour mesurer les détournements et la corruption, l’organisation non gouvernementale Transparency International a mis au point en 1995 un indice annuel : l’indice de perception de la corruption (CPI ou corruption Perceptions Index). Il est calculé en utilisant 14 sources différentes provenant de 12 institutions indépendantes qui mesurent la fréquence et l’importance des malversations financières dans les secteurs publics et privés. Est également pris en compte le sentiment subjectif de l’existence de la corruption, afin d’établir un classement allant de 0 (extrêmement corrompu) à 10 (pas du tout corrompu).

Globalement, en 2007, les pays de l’OCDE se situent dans la fourchette allant de 6 à 10. Les plus vertueux restent les pays scandinaves, tandis que l’Europe du Sud et notamment l’Italie réalisent des scores plus médiocres. Certains pays du Sud obtiennent des résultats honorables comme le Chili, l’Uruguay, l’Afrique du Sud ou la Malaisie. Cependant, la majorité des pays d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et d’Europe centrale et orientale ont un niveau de corruption très élevé.

On pourra remarquer enfin que des pays sous de virtuelles tutelles occidentales depuis des années, comme l’Afghanistan ou l’Irak, figurent toujours parmi les pays les plus corrompus de la planète.

Source des données statistiques : Transparency International.

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