Happy Planet Index

Le Happy Planet Index (HPI)

Mis au point en 2006 par un groupe de réflexion britannique, la New Economics Foundation (NEF), l’index Happy Planet (HPI) est une tentative visant à classer les pays en fonction de leur qualité de vie et de leur durabilité.

La formule de base pour le calculer est le produit de l’espérance de vie par un indice moyen de satisfaction de la vie, le tout divisé par l’empreinte écologique par habitant (EE). La variable « satisfaction de la vie » est calculée à partir d’enquêtes individuelles menées sur un échantillon de population. Elle est mesurée sur une échelle de 1 à 10 (du plus insatisfait au plus satisfait).

Le calcul se présente comme suit :

HPI = (espérance de vie x indice de satisfaction de la vie) / empreinte écologique

Cet indicateur résume donc en un chiffre l’idée d’une vie longue et jugée satisfaisante dans le respect des grands équilibres écologiques, ou encore l’idée d’une qualité de vie durable.

Dans les faits, le plus haut niveau est de 68,2 pour l’archipel de Vanuatu et le plus bas de 16,6 pour le Zimbabwe. Les régions obtenant les meilleurs résultats sont l’Amérique latine et l’Asie orientale. Les pays de l’OCDE sont plutôt mal placés en raison de leur forte empreinte écologique. Sur 177 pays en 2006, le Japon se positionne au 95e rang, la France au 129e, les États-Unis au 150e. A l’exception du Maroc et de la Tunisie, l’Afrique présente aussi des scores faibles du fait de la qualité de vie difficile ou de la faible espérance de vie.

Les critiques de cet indice reprennent celles qui sont faites à l’empreinte écologique, à savoir notamment qu’une très faible empreinte écologique n’est par forcément synonyme de situation enviable, par exemple en Afrique sub-saharienne, même si à l’inverse la très forte empreinte des pays du Nord n’est pas durable. En principe, l’espérance de vie et l’indice de satisfaction de la vie devraient permettre de mieux tenir compte de la qualité de vie, mais l’indice de satisfaction de la vie, qui est estimé en fonction des déclarations de la population, est relativement subjectif. Ainsi, des pays comme le Yémen, le Bangladesh ou le Tadjikistan se retrouvent avec un HPI supérieur à celui de la quasi-totalité des pays Européens.

Sources des données statistiques : New Economics Foundation