La Ruche qui dit oui  •   26 Septembre 2012


© La ruche qui dit oui

Se regrouper pour acheter moins cher, mais aussi pour manger mieux et local, c’est le programme de la Ruche qui dit oui ! Crée en novembre 2010 par Guilhem Chéron designer passionné de cuisine, la Ruche est une plateforme Internet qui met en relation les consommateurs et les producteurs. Grâce à cette plateforme, chacun peut créer une ruche et regrouper les commandes auprès de petits producteurs bio ou locaux. Hélène responsable de la Ruche du Comptoir Général, dans le Xe arrondissement de Paris, a démarché elle-même les producteurs franciliens et par le bouche-à-oreille d’autres dans le Loiret et la Somme ont rejoint sa Ruche. Les produits sont locaux – ils viennent d’un rayon de 250km, de qualité, et, pour les deux tiers d’entre eux, bio. « Les gens veulent savoir d’où vient ce qu’ils ont dans leurs assiettes », explique-t-elle.

La Ruche est complémentaire aux Amap (les célèbres paniers paysans que l’on prend chaque semaine) : Elle repose sur un fonctionnement plus souple car sans engagement ; elle encourage les producteurs à proposer de beaux produits et répond « au besoin de choisir ».

Via le site Internet, les abeilles butinent, elles passent commandent, paient en ligne, sans s’engager sur une durée. Toutes les deux semaines, la livraison à lieu. La Ruche se transforme alors en « Ruche qui rit ! ». Un lien se tissent entre les producteurs : « le transport est mutualisé, un producteur vient souvent avec les produits de ses voisins. » L’ambiance est détendue, loin de « la corvée des courses au supermarché », explique Hélène. « L’accueil est très important, poursuit-elle, comme il n’y a pas de transaction financière sur place, il y a donc du temps pour d’autres conversations, une sorte de pédagogie s’installe ».

Aujourd’hui, la Ruche du Comptoir Général compte 1 800 adhérents et 200 commandes bihebdomadaires. Dépassée par son succès, elle ne peut désormais plus accueillir de nouveaux membres. « Ma fierté, c’est de voir des petits producteurs qui étaient à deux doigts d’arrêter leur activité, venir à la Ruche avec la banane et une énergie folle », déclare Hélène.

Stéphanie Lauer