Comprendre Copenhague : un Seattle du climat  •   27 Novembre 2009

Acropole, Athènes, Grèce (37°58' N – 23°43' E). Sur un plateau d’un peu moins de 3 hectares, le génie grec a érigé l’un des ensembles architecturaux les plus remarquables de l’histoire de l’humanité, aujourd’hui emblème officiel de l’Unesco. Quatre chefs-d’œuvre de l’art grec classique – le Parthénon, les Propylées, l’Érechthéion et le temple d’Athéna Nikè – affirment la magnificence de la démocratie athénienne sous Périclès. © Yann Arthus-Bertrand

Les manifestations de Seattle, lors du sommet de l’OMC en 1999, ont inscrit l’altermondialisation dans l’agenda international et influé sur les négociations pendant des années. S’il s’accompagnait d’une mobilisation populaire importante, le sommet de Copenhague pourrait devenir son équivalent pour l’environnement – espérons sans les violences qui ont accompagné le sommet américain.

Un grand nombre d’ONG écologistes (dont GoodPlanet) ont prévu d’envoyer à Copenhague des représentants. Certaines seront présentes sur place, officiellement, en tant qu’observateurs, d’autres auprès des délégations, d’autres encore, tout simplement dans les rues de la ville dans une multitude d’activités et de manifestations. La plupart organiseront des événements dans leur pays avant et pendant le sommet.

Pour l’instant, toutefois, les mouvements écologistes mobilisent beaucoup moins que d’autres causes en Occident. Ainsi, les grands mouvements syndicalistes peuvent faire descendre dans les rues des centaines de milliers de personnes, le mouvement contre la guerre en Irak a, en 2003, mobilisé plusieurs millions de personnes tout autour de la planète. En comparaison, une dizaine de milliers de manifestants à Londres contre le réchauffement font figure de performance.

Tant que les hommes politiques penseront que leur opinion publique n’est que marginalement concernée par le changement climatique, ils hésiteront à prendre les décisions fortes qui s’imposent : indépendamment de leurs convictions personnelles, ils dépendent de leurs électeurs. Or, ils mesurent l’état de cette opinion au travers des votes, des sondages mais aussi à l’aune des manifestations et autres événements populaires. C’est pourquoi la mobilisation de tous est importante.

Evidemment, les régimes autoritaires comme celui de la Chine ne réagissent pas de la même manière, même s’ils tiennent aussi compte de leur opinion publique, dans une certaine mesure. Mais c’est une raison de plus pour profiter de notre liberté d’expression.

Extrait du livre « 2° de Trop Comprendre les enjeux de Copenhague » rédigé par la rédaction de GoodPlanet et disponible dès le 12 novembre 2009 aux éditions de la Martinière.