Vivre près de la mer, c’est bon pour la santé

Îles de l’Upper Lough Erne, Irlande du Nord (Ulster), Royaume-Uni (54°12’N - 7°29’O). L’Erne s’échappe du lac Gowna, en république d’Irlande (Eire), et parcourt 105 km avant de se jeter dans la baie de Donegal au nord-ouest de l’île. Peu après avoir franchi la frontière de l’Ulster, elle s’alanguit pour former le lac Erne (80 km de long). Jonché de 154 îles, très apprécié des pêcheurs, il se répand en lac inférieur (Lower Lough) et supérieur (Upper Lough). Ses rives déroulent un maillage bocager aux parcelles et chemins bordés de haies, très répandu au XVIIIe siècle, surtout sur les côtes atlantiques assaillies par les vents. Malgré leur importance majeure, tant pour l’équilibre écologique et la protection contre l’érosion que comme habitat pour de nombreuses espèces de la flore et de la faune, les haies ont disparu du paysage dans certaines régions d’Europe où elles faisaient obstacle à l’agriculture intensive. En France, 350 000 km de ces forêts linéaires ont été abattus entre 1960 et 1990 pour permettre la restructuration foncière et l’urbanisation. Et c’est paradoxalement en ville, loin des épandages chimiques des zones de grandes cultures, que se réfugient de nombreuses espèces : on a recensé 260 espèces de papillons dans un parc du centre de Munich. © Yann Arthus-Bertrand


17/07/2012 3:42 pm

Les gens habitants près des côtes affirment plus souvent être en bonne santé que ceux qui résident dans les terres. C’est ce qui ressort d’une analyse des données d’une enquête de santé publique sur les Britanniques de 2001 conduit par le centre sur la santé et l’environnement de l’université d’Exeter, rapporte le site ScienceDaily le 16 juillet. Près de 48 millions de personnes ont répondu à cette étude. A critère d’âge, de sexe, de revenus et d’éducation équivalent, les personnes qui habitent au bord de la mer répondent qu’ils se sentent en bonne santé plus couramment que les autres. A proximité de la mer, les personnes se relaxent plus que lorsqu’elles font un tour dans un parc, à la campagne ou en forêt. Même si l’écart est faible, cela peut représenter des économies substantielles en terme des coûts de santé. Le docteur Ben Wheeler, qui a conduit cette étude, estime que « nous savions qu’aller à la plage procure du bon temps, mais là nous mettons en évidence la manière dont passer du temps sur la côte affecte la santé et le bien-être. Notre étude suggère, sans le prouver les liens de causalité, qu’il existe une relation positive entre la mer et la santé. Il faut voir quels éléments positifs du littoral peuvent être reproduits et transférés ailleurs. »