Un marché contre les pluies acides

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Forêt nationale de Prescott, près de Williams dans l’Arizona, États-Unis (35°14' N – 112°11' O)

Forêt nationale de Prescott, près de Williams dans l’Arizona, États-Unis
(35°14′ N – 112°11′ O)

Entre 1980 et 2017, les émissions de dioxyde de soufre (SO2) aux États-Unis sont passées de 17,3 millions de tonnes à 1,3 million. La baisse de ces rejets polluants à l’origine des pluies acides s’explique en partie par la mise en place d’un marché des droits à polluer. En vertu du principe pollueur-payeur, dans les années 1990, les États-Unis établissent un marché de droits à polluer pour les centrales électriques au charbon. Ce marché fixe des quotas, les entreprises y achètent ou vendent des droits à émettre des gaz soufrés en fonction de leurs besoins. Ce système favorise l’innovation pour réduire la pollution : les sociétés peuvent revendre leur surplus de quotas à d’autres acteurs du marché. Le plafond d’émissions fixé pour 2010 était de 8,95 millions de tonnes de SO2, cette année-là les centrales n’ont rejeté que 5,2 millions de tonnes de SO2. Ce marché de droits d’émissions des gaz soufrés a préfiguré celui mis en place pour les gaz à effets de serre par le protocole de Kyoto.

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