La société du risque

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Port au Prince : pêcheurs dans la Baie de Port au Prince au large de Cité Soleil, Haïti (18°34'50"N - 72°20'22"O)

Port au Prince : pêcheurs dans la Baie de Port au Prince au large de Cité Soleil, Haïti (18°34’50″N – 72°20’22″O) © Yann Arthus Bertrand

En 1984, en Inde, l’usine de pesticides de Bhopal rejette des gaz toxiques. Le bilan de cet accident industriel reste incertain : entre 13 000 et 30 000 morts. C’est souvent suite à ce genre de catastrophes, mal anticipées ou jugées impossibles, et aux réactions qu’elles suscitent dans l’opinion que l’on agit. À l’ère de la société du risque, le principe de précaution émerge. Suite à l’accident de Seveso en Italie en 1976, l’Union européenne a pris une directive, dite SEVESO, pour prévenir les catastrophes industrielles. Elle s’applique à 12 000 sites en Europe. Le Titanic, l’effondrement du Rana Plaza, les marées noires et les scandales sanitaires (tabac, vache folle, sang contaminé, pesticides ou diesel…) nourrissent la méfiance envers les pouvoirs publics et les entreprises. Des progrès importants ont cependant été réalisés en quelques décennies en Occident. La multiplication des normes a conduit à l’émergence de nouveaux métiers spécialisés dans la prévention et la gestion du risque pour les collectivités et les entreprises.

 

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