Ukraine

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Tchernobyl – Ukraine- église sous la neige. © Yann Arthus-Bertrand

Le pays a été marqué par la catastrophe de Tchernobyl même si les retombées ont surtout frappé le Bélarus. Haut lieu de l’industrie spatiale (de l’ex-URSS), l’Ukraine fait aussi partie des nations qui disposent d’une station scientifique en Antarctique : c’est la base Vernadsky – en hommage au père de la biosphère et de la noosphère (l’ensemble des pensées) – où s’activent les spécialistes du « trou d’ozone ».

Enjeux

En mer Caspienne, si les conséquences de la pollution aux métaux lourds sont mal connues, 17 tonnes de mercure et de cadmium liés aux activités minières et industrielles y sont déversées chaque année.

Nucléaire : comme en Bélarus, le bilan exact de la catastrophe de Tchernobyl est toujours sujet à d’intenses débats. Outre une zone de 30 km totalement interdite d’accès autour de la centrale de Tchernobyl, 55 000 km² (dont 25 000 km² de forêts) ont été contaminés au césium 137 ; cela représente 4,8 % du territoire, environ 2 millions de personnes et concerne 12 oblasts (régions) ou encore 2 300 villes et villages. Les incendies de forêt, quand ils surviennent, remettent en circulation dans l’atmosphère des substances radioactives et, à chaque inondation de la zone, d’autres sont emportées en aval, en particulier le long du Pripiat, cet affluent du Dniepr qui achève sa course dans la mer Noire. Or, 9 millions d’Ukrainiens boivent l’eau issue de réservoirs artificiels construits sur le Dniepr.

Construite au début des années 1970, la ville de Pripiat avec ses 50 000 habitants a été évacuée dans les 40 heures qui ont suivi la catastrophe. Elle est aujourd’hui une ville fantôme.

Le sarcophage de béton, qui a été construit autour du réacteur dans l’urgence de la catastrophe et qui confine les éléments radioactifs, montre des signes de faiblesses. Grâce à un financement de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), le nouveau sarcophage prévu pour couvrir le réacteur est supposé être hermétique pour 100 ans. En attendant, le président ukrainien propose d’exploiter le site pour y stocker des déchets radioactifs étrangers, en contrepartie de compensations financières.

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