Irak

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Sulaimaniyah – Irak – les montagnes Talir au nord de la ville kurde irakienne de Sulaimaniyah, à 350 km au nord- est de Bagdad en décembre 2004. © AFP photo Sabah Arar

Peuplé de 28 millions d’habitants, l’Irak s’étend sur 438 000 km². Il est dominé par la vaste plaine de la Mésopotamie où coulent, en direction du Golfe arabo-persique, le Tigre (1 718 km dont 1 419 en Irak) et l’Euphrate (2 330 km dont 1 200 en Irak) qui prennent leurs sources en Turquie. Ils se rejoignent au nord du golfe arabo-persique pour former le Chatt-Al-Arab (delta) à travers lequel une voie d’eau (180 km) permet aux navires de pénétrer à l’intérieur des terres jusqu’à Bassorah, le premier port du pays. Les grandes forêts (chênes, peupliers, mélèzes) se situent dans les régions montagneuses et humides du nord-est. Les montagnes du Kurdistan avec des sommets de plus de 3 000 mètres se situent au nord. Les cours d’eau et les lacs couvrent 4 910 km².

Enjeux

Conséquences de la guerre : les eaux du Tigre sont polluées par les toxines et les déchets chimiques. Vingt-cinq millions de mines jonchent le sol. Deux sites sur les 25 (répertoriés par l’ONU) sont assainis, dont l’usine chimique de Kadissia (Sud), bombardée en 2003 et la fabrique d’engrais d’Al Souwaïra, aux environs de Bagdad ; un rapport officiel irakien parle de 300 zones irradiées, dont cinq sites fortement contaminés.

Armements : L’Irak n’a pas adhéré à la convention sur les armes chimiques (CWC) ni au Traité d’Interdiction des Essais nucléaires (CTBT).

Déforestation : suite à la destruction des forêts durant la guerre, dans le but de priver la guérilla de zones de repli, 17 millions d’arbres ont été plantés en 2008, soit 10 millions de plus que l’année précédente.

Eau : le problème de la diminution du débit d’eau (avec augmentation de la salinité) se manifeste dans les montagnes du Taurus, en Turquie, avec la construction de nombreux barrages. Une grande partie du fleuve Tigre a été transformée en zone militaire. La pêche est interdite sur la section du fleuve qui traverse Bagdad et aucun bateau n’a le droit de naviguer dans la zone.

Espaces protégés : le marais a des chances de figurer dès 2010 sur sa liste de candidats au patrimoine mondial environnemental et culturel mais pour y être admis et s’y maintenir, le site ne doit pas être en danger de destruction.

Faune : la contamination des eaux et de l’air a provoqué l’extinction de plusieurs espèces dont le chacal, le loup, l’ours noir, la gazelle, le sanglier, le lièvre, le lynx d’Afrique, ainsi que plusieurs espèces d’oiseaux.

Acteurs

Sous l’ancien régime, il n’existait pas de ministère de l’environnement ; il a été créé en 2003.

Préservation des marais : une région d’oasis et de marais entre le Tigre et de l’Euphrate, a pratiquement été assêchée sous le régime de Saddam Hussein ; en 2002, les marais sont passés de 9 000 km² à 760 km² ; grâce à l’aide du PNUE, un programme de sauvetage est en cours.

Nature-Iraq est l’une des ONG les plus importantes en Irak. Elle cherche à protéger l’environnement tout en coopérant avec les institutions iraquiennes aussi bien nationales que locales, ainsi qu’avec les universités, les écoles et d’autres organisations apolitiques.

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