Gambie

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Gambie

Banjul – Gambie : une partisane du President Yahya Jammeh célèbre sa victoire le 23 septembre 2006 © AFP photo Seyllou

Avec près de 2 millions d’habitants sur 11 300 km², cette étroite bande de terre plate – qui ne dépasse pas 50 mètres d’altitude ? s’étend en largeur sur une cinquantaine de km tout au plus de chaque côté du fleuve Gambie. C’est le plus petit pays d’Afrique, mais l’un des plus densément peuplés. Il tire son nom du fleuve (1 130 km de long) qui prend sa source dans le massif du Fouta-Djalon (Guinée) et se jette dans l’océan Atlantique. Il a constitué la première route commerciale vers l’intérieur des terres africaines. Le pays est principalement couvert de plateaux qui s’étalent à l’intérieur des terres. La capitale Banjul, située sur la côte ouest à l’embouchure du fleuve, est la seule grande ville et l’unique port du pays.

Enjeux

Changements climatiques : Banjul figure parmi les villes les plus menacées. Le Banjul Coastal Project a permis de sauver temporairement la ville des eaux en surélevant le niveau des rives.

Déforestation : la forêt se meurt mais le gouvernement a mis en place le Gambian Forest Management Concept (GFMC), un projet gambien de gestion forestière qui vise à responsabiliser les paysans dans la gestion des ressources naturelles et à s’assurer de leur participation. Ainsi, un comité forestier est constitué au niveau de chaque village. La communauté passe ensuite un accord de gestion communautaire de la forêt (CFMA) avec le ministère des Forêts. C’est un exemple qui mériterait de faire tâche d’huile selon le Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales.

Ecotourisme : à Makasutu Culture Forest (MCF – Makatsu signifiant ‘forêt sacrée’), où se rencontrent 5 écosystèmes distincts, l’écotourisme bénéficie aux plus démunis et permet la reforestation de cette région.

Espaces protégés et biodiversité : le pays compte 3 parcs nationaux, dont le River Gambia National Park et Niumi, 3 réserves naturelles dont l’Abuko Nature Reserve, ainsi qu’une réserve consacrée aux oiseaux, la Karinti Bird Reserve. Mais en raison des changements climatiques, on pourrait assister à un recul des habitats du crocodile nain et du balbuzard pêcheur. A cheval sur le fleuve Gambie, le territoire couvre une zone riparienne qui constitue une importante barrière de protection contre l’érosion des sols et les terres cultivables.

Acteurs

Le Programme Régional de Conservation Marine et Côtière de l’Afrique de l’Ouest (PRCM) est une initiative conjointe de quatre ONG internationales qui vise à coordonner les efforts des institutions et des individus en faveur de la conservation du littoral des pays côtiers de la sous-région. Ce programme concerne 7 pays: la Gambie, le Sénégal, le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et la Sierra Leone.

La « Déclaration de Banjul » signée en avril 2008 par les 7 pays du PRCM a mis en place une stratégie commune dans le domaine environnemental et fait le bilan des progrès effectués dans la création de réseaux d’aires protégées et la prise en compte de la biodiversité dans les secteurs économiques des pays signataires.

Une Carte Verte repérant tous les endroits naturels et écologiques importants de la Gambie sera réalisée par l’université canadienne de Ste-Marie en collaboration avec les jeunes de la municipalité de Kanifing. Le projet est subventionné par l’Agence canadienne pour le développement international (ACDI). le but est de sensibiliser les citoyens aux questions environnementales.

J. English et L. Williams, deux Britanniques qui sont a l’origine du projet Makasutu Culture Forest démarré au début des années 80 dans le but de combattre la pauvreté et préserver l’environnement, ont acheté auprès du Forestry Department des essences locales, dont des manguiers, des orangers et des arbres à cajou pour les replanter. Ils ont aussi incité les populations à planter des arbres pouvant satisfaire tant les besoins utilitaires que ceux d’étendre le couvert végétal de la forêt.

La West African Bird Study Association, fondée en 1994, milite pour la protection des oiseaux.

TANGO ou The Association of Non-Governmental Organizations est une plate-forme qui regroupe 64 ONG gambiennes réparties dans l’ensemble du pays.

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