Erythrée

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Erythrée

Senafe – Erythrée- des dizaines de milliers d’Eryhtréens vivent dans des camps comme celui-ci © AFP- photo Anthony Morland

Ancienne province éthiopienne qui a proclamé son indépendance en 1993, ce territoire d’environ 120 000 km² dans la corne de l’Afrique (soit l’équivalent de la Corée du Nord) encadre la mer Rouge (d’où son nom tiré du grec eruthros – rouge) entre Djibouti et le Soudan. En face du port principal de Massawa (ou Massaoua) se dresse l’archipel des Dahlak. La côte est aride et sablonneuse, le centre est composé de hauts plateaux qui varient et 1 800 à 3 000 mètres (Mont Soira). Il n’existe que deux systèmes hydriques pérennes : le rivière Setit, qui forme la frontière avec l’Ethiopie, et le système de la région Gash Barka (sud-est couvrant un tiers du territoire). Le pays compte 5 millions d’habitants, principalement des éleveurs et la capitale est Asmara.

Enjeux

Après-guerre : une guerre frontalière a opposé l’Ethiopie et l’Erythrée de 1988 à 2000, faisant au moins 80 000 morts ; 7 ans après le cessez-le feu, les risques d’un embrasement entre les deux protagonistes n’est pas à exclure et les sols n’ont pas été déminés.

Déforestation : le pays a été pratiquement entièrement déforesté ; il existe un programme de reforestation et des projets pour promouvoir l’utilisation des foyers de cuisson à haut rendement tentent d’enrayer la dépendance du bois pour les besoins énergétiques.

Sécheresse : le pays subit des sécheresses prolongées tous les 3 à 5 ans, entraînant la détérioration des cultures. La région de Gash Barka est particulièrement vulnérable, mais l’ancienne pratique de dévier une partie des crues pour l’irrigation de parcelles procure d’excellents rendements.

Conventions internationales : le pays n’a pas signé la convention de Bâle, mais a signé celles relatives à la désertification, au changement du climat et à la biodiversité.

Biodiversité : en coopération avec le PNUD, le gouvernement a mis au point un projet de conservation de la biodiversité des îles pour toute la côte, un programme unique en son genre au vu de son envergure, au bénéfice surtout du sauvetage de la tortue de mer.

Espaces protégés : l’Archipel des Dahlak Islands devient un parc marin à vocation écotouristique. Sur Green Island, au large de Massawa, on peut voir des pélicans gris et des hérons goliaths.

Acteurs

Le Drylands GCoZA Erythrée (Groupe de Coordination des Zones Arides) a été créé en 2001 ; et il s’efforce d’améliorer les conditions de vie dans les zones arides du pays

La lutte contre la sècheresse est soutenue par l’ONG SOSFaim

Le programme du PNUD en collaboration avec IOSEA MoU (Indian Ocean South East Asian Marine Turtle Memorandum of Understanding) agit pour la protection des tortues de mer.

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