Emirats arabes unis

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Dubaï – Ile artificielle de Palm Jumeirah – Arabie (Péninsule) – Emirats Arabes Unis © ALTITUDE/Arthus-Bertrand Yann

Les Emirats arabes unis (E.A.U.) sont une fédération de 7 émirats voisins s’étendant sur 83 600 km2, avec près de 5 millions d’habitants, dont moins de 20% sont des citoyens. C’est le premier pays récepteur de migrants au monde en proportion de la population. L’essentiel de la population vit le long des côtes. Les réserves d’hydrocarbures s’élèvent à 97,8 milliards de barils pour le pétrole (5e rang mondial) et à plus de 6.000 milliards de m3 pour le gaz naturel (4e rang mondial). Elles se situent principalement à Abou Dabi, capitale politique du pays ; Dubaï, la capitale économique, est orientée vers les marchés du tourisme de luxe. La totalité du territoire est désertique à l’exception d’une partie du nord et de l’est, occupée par des montagnes. Des sebkhas, sorte de bassins salés, se sont formées au sud et à l’ouest. Il existe deux réserves d’eau principales : les oasis de Liwa et d’Al Buraymiqui. Abou Dabi accueille le siège de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (Irena).

Enjeux

Energie. Les Emirats arabes unis ont l’empreinte écologique par habitant la plus élevée de la planète. Chaque citoyen consomme environ 17 000 kWh d’électricité et 219 000 litres d’eau par an. Le bas prix du pétrole -25 centimes d’euros le litre- incite les citoyens à se déplacer en voiture. Seuls 6% de la population utilisent les transports en commun et ce n’est qu’en 2009 que la première ligne de métro de l’émirat de Dubaï a vu le jour.

Marée noire. En 2001, le naufrage d’un navire irakien libère 600 tonnes de pétrole lourd, causant la pire catastrophe environnementale des Emirats.

Eau. Les usines de dessalement produisent quotidiennement 8,4 millions de mètres cubes. Ces usines ont une incidence négative sur l’environnement : en plus de l’énergie qu’ils consomment, elles rejettent environ 64,9 tonnes d’inhibiteur d’entartrage, 23,7 tonnes de chlore et près de 300 kg de cuivre chaque jour dans le Golfe Persique.

Énergies renouvelables. Avec la création d’un ministère de l’environnement, le pays se prépare à l’après-pétrole : le chantier de Masdar-city à Abu Dabi reflète l’ambition du gouvernement de se positionner en leader de l’énergie renouvelable. Débutée en 2008, Masdar-city devra accueillir 50 000 habitants d’ici à 2020. Elle devrait fonctionner entièrement aux énergies éoliennes et solaires. 22 milliards de dollars ont été investis pour construire ce qui est présenté comme la première ville propre au monde.

Biodiversité. La chasse intensive d’espèces endémiques comme la gazelle d’Arabie ou le tahr (un caprin) les ont amenés au bord de l’extinction. Dans les années 1979, Cheikh Zayid, alors président des EAU, a lancé un programme visant à leur sauvegarde. Une centaine de spécimens d’Oryx ont ainsi été aujourd’hui réintroduits en milieu sauvage.

Acteur

Cheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan, fondateur des EAU, a été honoré du prix Champions de la Terre, remis en 2005 par l’UNEP. Conscient que « l’exploitation durable des ressources exige que l’homme vive en harmonie avec la nature », il a axé sa politique autour de la sauvegarde du milieu naturel. Il est à l’origine d’un programme qui a permis la plantation de plus de 100 millions d’arbres dans le pays. En son hommage, le Prix International Zayid pour l’Environnement, doté d’un million de dollars, a été créé.

drapeau Emirats Arabes Unis
carte Emirats Arabes Unis
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