Bhoutan

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Bhoutan

BHUTAN, Phuntsholing – AFP PHOTO/PEDRO UGARTE

Ce petit royaume himalayen qui a la taille de la Suisse, coincé entre l’Inde et la Chine, est encore surnommé le pays du dragon-tonnerre. De culture bouddhiste millénaire, il a choisi de s’ouvrir un peu au monde extérieur après des siècles d’isolement : jusqu’en 1964, il n’était accessible qu’à pied à travers les hauts cols du Tibet. L’aéroport Paro, situé à 55 km de la capitale Thimphu (35 000 habitants) n’existe que depuis 1980. Dans ce pays, aussi original que méconnu, l’Internet et la télévision sont apparus en 1999 et l’interdiction de fumer (depuis 2005) vise aussi la vente de tabac (passible d’une amende). 80 % de la population vit de l’agriculture et de l’élevage.

Enjeux

Forêt : avec l’eau, la forêt est le « trésor » du Bhoutan. Feuillus et conifères couvrent 72 % du territoire. Par souci de bien faire ou par manque de moyens, les autorités misent davantage sur la préservation que sur l’exploitation forcenée de l’or vert.

Espaces protégés : si le pays ne connaît pas le tourisme de masse, il affecte une grande partie de son territoire à la nature. Les parcs nationaux couvrent 26 % du territoire ; c’est là que résident, par exemple, le léopard des neiges, qui, victime des changements climatiques dans l’Himalaya, appartient aux 10 espèces les plus menacées avec le daim porte-musc et la grue à col noir.

C’est ici que le concept du bonheur national brut (BNB) a été développé, à partir de 1972, en lieu et place du Produit national brut (PNB), sous l’impulsion d’un roi qui refuse de mesurer le développement ou le bien-être à l’aune des ‘richesses’ matérielles.

Acteurs

Le pays est considéré comme un pays phare pour la préservation des espaces naturels.

Il y a 15 ans, le WWF, le gouvernement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont créé le premier fonds d’affectation spécial pour la protection de la nature.

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