Problèmes et tendances concernant la restauration des sites miniers

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Les connaissances en techniques de restauration des sites miniers, qu’ils soient en activité ou non, ne manquent pas.

Et pourtant, si le secteur tarde à être réhabilité, la responsabilité incombe aux pouvoirs publics, aux communautés et au secteur industriel, peu désireux d’établir des partenariats avantageux pour tous, ainsi qu’au manque de moyen légaux et financiers. Plus important encore, l’absence de référencement systématique signifie qu’un tel problème a peu de chance de se voir accorder une envergure politique prochainement.

En outre, les expériences passées concernant les sites contaminés ont montré qu’une approche systématique nécessite beaucoup de temps et d’argent, mais également d’importantes compétences techniques au sein de l’administration. On constate néanmoins, notamment dans les pays développés, un certain dynamisme et même des initiatives de collaboration.

Les gouvernements agissent de manière plus efficace afin d’éviter que les mines en activité deviennent des sites abandonnés. Au Japon par exemple, où une enquête nationale a recensé 5.500 mines abandonnées, le gouvernement a adopté une stratégie à deux volets: lorsque les propriétaires des mines sont connus, ils sont tenus responsables de la sécurité et de la pollution dans la mine. Dans le cas contraire, ou en cas de faillite, les autorités locales et nationales coopèrent pour trouver une solution (1). Dans d’autres pays, les gouvernements règlementent la restauration et imposent des mécanismes financiers aux exploitants. La mise en place d’objectifs de performance fait partie des expériences qui pourraient permettre de trouver plus facilement des solutions au problème des « sites orphelins« . Parallèlement, la stratégie du secteur industriel s’est affinée et est devenue plus exhaustive, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles possibilités de coopération.

Désormais, les programmes écologiques font partie intégrante de la gestion d’entreprise, notamment à travers l’affinement des outils et des systèmes officiels de gestion environnementale (tels que la norme ISO 14.000), le Système de Management Environnemental et la comptabilité environnementale. Les stratégies se tournent également vers le cycle de vie, les plus grandes entreprises étant plus sensibles à la gestion de la chaîne d’approvisionnement et à une responsabilité accrue du producteur.

Depuis que le secteur industriel a compris la nécessité d’adopter volontairement des mesures environnementales en complément de la réglementation publique, de nombreuses actions ont été menées sur des sujets jusqu’alors peu traités. Cette approche, entre autres, doit également être appliquée aux sites abandonnés. Par ailleurs, l’industrie s’implique de plus dans les débats nationaux et mondiaux concernant le développement durable: à travers règles environnementales, chartes commerciales et autres engagements, les entreprises prennent conscience de la nécessité d’adopter des positions éthiques, d’affronter les problèmes sociaux et de reconnaître que le développement durable concerne autant les valeurs que l’économie. Cet engagement au développement durable des minerais doit à présent être concrètement appliqué.

(1) Source: deux documents présentés par l’Agence japonaise des mines de métaux (MMAJ) lors du troisième atelier Asie-Pacifique sur la gestion des déchets miniers dangereux, Pékin, Chine, septembre 2000.

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