615 histoires sur l’engagement : les Alcooliques Anonymes

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alcooliques anonymes

des personnes participent à une réunion de groupe hebdomadaire organisée par l’association Les Alcooliques anonymes, le 23 janvier 2004 à Paris. © AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

Les Alcooliques Anonymes existent depuis plus de 80 ans. Cette association indépendante aident les personnes confrontées à l’alcool dans leur vie quotidienne.Voici l’historie des fondateurs américains Bob et Bill et d’une membre en France.

OHIO, ÉTATS-UNIS
WILLIAM GRIFFITH WILSON ET ROBERT SMITH
Fondateurs des Alcoo­liques Anonymes

Quand la parole libère de l’alcoolisme. Durant la Grande Dépression, et peu après la fin de la prohibition, William Griffith Wilson, courtier, fait face à l’alcoolisme. Âgé de 39 ans, il effectue sa 4e visite dans un centre de désintoxi­cation de New York quand, le 14 dé­cembre 1934, il a une révélation spiri­tuelle qui le pousse à ne plus jamais reboire d’alcool jusqu’à sa mort. En 1935, il rencontre le docteur Robert Smith dans l’Ohio. En l’écoutant sans le juger, il aide ce médecin à reconnaître qu’il est impuissant face à l’alcool et à s’aban­donner à une puissance supérieure pour résoudre son problème. Plus tard, ils deviendront connus comme les fonda­teurs des Alcooliques Anonymes : des groupes de discussions, de partage d’expériences et de soutien face aux problèmes d’alcool. En 1939, ils publient un livre Alcooliques Anonymes qui édicte les principes de fonctionnement des 177 700 groupes recensés dans le monde et les étapes de la rémission.
www.aa.org

Participe aux réunions des Alcooliques Ano­nymes

Une écoute bienveillante pour se sor­tir de l’alcoolisme. « Je vais toujours aux réunions pour moi, pour les autres et pour servir l’association J’y vais car on a été là pour moi le jour où je suis arrivée. Les débuts ont été difficiles, mais les Alcooliques Anonymes m’ont aidée à apprendre à vivre dans un monde où l’alcool est présent alors que, moi, je n’en prends pas », explique Angèle, 57 ans. Depuis mars 2003, elle n’a plus bu une goutte d’alcool. Durant une vingtaine d’années, l’alcoolisme a nui à sa vie. « Un jour, j’ai senti que je buvais trop, j’ai eu des ennuis comme oublier mes enfants à l’école », reconnaît-elle. En dernier recours, sur les conseils de son médecin, elle a poussé la porte d’une réunion des Alcooliques Anonymes. Elle y participe toujours : « pour faire vivre le mouvement. La bienveillance est palpable, je viens y puiser l’énergie pour vivre ma vie ». Aujourd’hui, elle parraine une autre membre de l’association pour l’aider à se rétablir de l’alcoolisme.

www.alcooliques-anonymes.fr

engagement

Un des 615 portraits présents dans cet ouvrage de la fondation GoodPlanet.

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