Des satellites pour réparer les puits en Afrique

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Collecte d’eau autour d’une pompe hydraulique dans un village près de Bor, Etat de Jonglei, Soudan du Sud (6°13’ N – 31°34’ E).

A l’’aide des satellites, ils réparent des puits en Afrique. Creuser des puits en Afrique, c’est bien. Réparer ceux qui sont cassés, c’est mieux.

Avoir accès à de l’eau potable est vital. Dans de nombreuses région d’Afrique, ce qui est très simple en Occident pose en fait de grandes difficultés. Avoir accès à un puit change la vie des populations qui risquent leur santé en buvant de l’eau insalubre ou qui doivent marcher (surtout les femmes) des kilomètres pour aller en chercher. Dans le monde, près d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde.

Des puits à l’abandon

De nombreux puits ont été forés, en Afrique ou sur d’autres continents. La plupart du temps, ils fonctionnent grâce à des pompes actionnées à la main ou au pied mais susceptibles de tomber en panne. Certaines durent 10 ans, d’autres trois mois. En moyenne, elles doivent être réparées après 3 ans, selon Philippe Lacour-Guyet. Celui-ci, ancien cadre Schlumberger, est le co-fondateur de l’association française Ido qui tente justement de fournir aux populations défavorisées un accès durable à une eau de bonne qualité. Ido intervient dans le Logoné oriental, dans le sud du Tchad, où, selon ses estimations, les deux tiers des puits sont hors service à cause d’un manque de maintenance. Si la proportion de pompes hors d’usage est la même dans le pays que dans la région, environ 10 000 sont en la région, environ 10 000 sont en panne.

Mais où sont donc tous ces puits ? Il n’existe malheureusement pas d’inventaire général. Une partie de l’action d’Ido consiste donc à les localiser et à les répertorier. Difficulté supplémentaire, les cartes de la région datent des années 1960 et le pays a considérablement changé depuis. Les experts d’Ido (qui viennent de l’industrie pétrolière et connaissent bien les techniques de forages) ont donc fait appel à Planet Action pour obtenir des photos satellites de haute précision et positionner les puits.

L’association réalise ensuite des visites d’inspection et quand cela s’avère nécessaire et possible répare les pompes. Mais le chantier est titanesque. Depuis 2009, Ido a réparé 167 puits. Ce succès, même modeste, incite Ido à étendre
son activité dans d’autres pays, car les besoins sont grands. L’ONG vient ainsi de commencer une opération au Congo-Brazzaville, où la situation semble encore pire qu’au Tchad : presque tous les puits sont en panne.

Ce texte est un extrait du livre Espace>Terre

Gaz de schiste : le vrai du faux

gaz de schiste : le vrai du faux

La virulence des positions sur les gaz de schiste montre l’importance du débat mais elle le rend aussi plus complexe à saisir. Car si le lobby pétrolier présente une version tronquée de la situation, de l’autre côté, certains militants déforment eux aussi la réalité. Les amalgames trompeurs s’ajoutent aux approximations tandis que persistent de très nombreuses inconnues.

Pour permettre à chacun d’y voir plus clair, la Fondation GoodPlanet revient sur le sujet dans son dernier ouvrage et en décrypte les principaux enjeux.

Que se passe-t-il réellement aux USA ? Quels sont les impacts économiques, en termes d’emploi ou de PIB ? Quelles sont les conséquences écologiques et sanitaires de la « révolution des gaz de schiste » ? L’exemple américain est-il utile, ou plutôt trompeur, pour comprendre ce qui pourrait se passer en France ? Car les deux pays sont radicalement différents, en terme de géologie, de droit de l’environnement, de traditions politiques…

Aujourd’hui, la fracturation hydraulique est interdite en France, mais cela ne clôt que provisoirement la question – les technologies comme les lois évoluent. Quel avenir peut-on imaginer pour la France alors que nous nous engageons dans « la transition énergétiques »  – cette transformation à long terme de notre politique énergétiques ?

Une synthèse claire et accessible pour permettre à chacun de forger sa propre opinion – Un livre dirigé par Olivier Blond pour la Fondation GoodPlanet, qui défend une vision humaniste de l’écologie et dont le slogan est « Vivre ensemble durablement ».

Vous pouvez lire plusieurs chapitres du livre sur notre site web :
celui sur la ruée sur les gaz de schiste dans le Dakota
celui sur Georges Phydias Mitcchell
celui sur la naissance de l’opposition au gaz de schiste en Pennsylvanie

Infos pratiques

Éditions Delachaux et Niestlé, 144 p. – 12.90 € – 125 x 185 cm

Sortie le 9 octobre 2014

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