Le temps presse pour les Objectifs du millénaire pour le développement

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objectifs du millénaire pour le développement ; OMD ; eau ; pauvreté ; faim ; égalité des sexes ; environnement ; Nord-Sud

« 8 » est composé de huit courts-métrages abordant chacun un des Objectifs du millénaire pour le développement

C’est en 2003, alors qu’il est à Genève pour la promotion d’un film publicitaire pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avec Ronaldo et Zidane que Marc Obéron, producteur chez LDM Productions à Paris, entend pour la première fois parler des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Adoptés par l’ONU en 2000, ces huit objectifs ont pour but d’apporter une réponse aux défis environnementaux, sanitaires et sociaux que pose la question du développement dans le monde d’ici 2015. Mais alors qu’on les lui présente comme « la plus importante campagne des Nations Unies depuis leur création », Marc sent qu’il y a comme un décalage entre ce discours et la réalité puisque ces objectifs restent très peu connus du public. « Je me suis demandé comment un projet aussi ambitieux pouvait aboutir si personne n’était au courant » raconte-t-il.

Avec son associée Lissandra Haulica, ils décident alors de faire un film sur le sujet et contactent plusieurs réalisateurs. « L’idée était de leur donner carte blanche pour choisir un endroit sur la planète et pour y réaliser un court-métrage portant sur un des objectifs. Tous ont été très intéressés et se sont montrés à la fois solidaires et engagés sur le projet ». Assez rapidement, Jane Campion, Gaspard Noé ou encore Wim Wenders répondent à l’appel, avant que Gus Van Sant, Abderrahmane Sissako, Mira Nair, Gael Garcia Bernal ou encore Jan Kounen ne les rejoignent.

Pourtant, malgré cette liste impressionnante de réalisateurs de renommée mondiale, LDM Productions n’a pas réussi à obtenir des financements auprès du monde du cinéma. Les grands distributeurs n’ayant pas été intéressés par le projet, Marc et Lissandra se sont alors tournés vers des partenaires plus institutionnels parmi lesquels on retrouve notamment l’Agence française de développement, mais également de nombreux ministères, français et étrangers, ainsi que des entreprises privées. En revanche, le PNUD ne figure pas sur la liste des partenaires de « 8 », « des discordances étant apparues quant au contenu de certains films » explique Marc Obéron. Au final, « 8 » a été financé à 95 % par des aides hors cinéma, pour un budget qui s’élève à 4,5 millions d’euros, soit à peine moins que le budget moyen d’un film français.

Après cinq ans de tournage et de montage, « 8 » a finalement été diffusé pour la première fois en 2008 en ouverture du Festival international du film de Rome et en 2009, il a été projeté dans plus de trente pays et dans plus de cent festivals et a également reçu un prix spécial au Festival Cinema for Peace de Berlin. Au fil des projections, des rencontres et des discussions avec le public, Marc et Lissandra ont néanmoins eu l’impression que leur travail n’était pas terminé. « Au départ, nous voulions simplement sensibiliser l’opinion publique sur les OMD. Mais au fur et à mesure, nous avons senti beaucoup d’inquiétude chez les gens et une réelle volonté d’agir. A la satisfaction d’avoir réussi à alerter les gens a alors succédé la frustration de ne pas pouvoir leur proposer de solutions ». Ils ont alors travaillé avec Mégalo(s), une agence de communication française, afin de revoir le modèle de diffusion de « 8 » et lui donner un nouveau souffle.

Le 5 février 2010, un www.letempspresse.org.

Huit fois oui !
objectifs du millénaire pour le développement ; OMD

La campagne « Huit fois oui ! », menée conjointement par le Ministère des affaires étrangères et l’Agence française de développement, vise à faire connaître au grand public les huit Objectifs du millénaire pour le développement au travers de différentes moyens : des kits d’exposition à destination des établissements scolaires, des actions sur le terrain, un livre, et un film.

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