GoodPlanet développe un projet de valorisation d’ordures ménagères en Afrique

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Aujourd’hui, 0,65 kg de déchets sont produits par habitant et par jour et ce chiffre atteindra 0,85 kg en 2025 (Banque Mondiale, 2012). La gestion des déchets est un défi majeur dans les villes des pays en voie de développement, où les municipalités doivent faire face à des quantités croissantes de déchets, avec des moyens financiers limités. Cette situation s’explique par une croissance démographique élevée, un exode rural croissant et une évolution des modes de consommation. La mauvaise gestion locale des ordures ménagères présente de multiples conséquences néfastes, tant sanitaires qu’environnementales.

Lomé, Togo

En effet, la décomposition anaérobie (en absence d’oxygène) des matières organiques contenues dans les ordures ménagères contribue fortement au réchauffement climatique, à travers l’émission de grandes quantités de méthane, un gaz à effet de serre 21 fois plus puissant que le CO2.

Depuis 2011, la Fondation GoodPlanet, en partenariat avec l’association Gevalor, a développé le programme Africompost. Ce projet de valorisation d’ordures ménagères, financé par l’AFD, le FFEM, la région Ile-de-France et la Fondation Suez, s’est implanté dans 5 grandes villes de 4 pays africains (Togo, Cameroun, Côte d’Ivoire et Madagascar).

Mahajanga, Madagascar

Il a appuyé le développement d’unités de compostage de déchets organiques gérées par des opérateurs de valorisation de déchets sur le terrain, en étroite collaboration avec les collectivités locales. Elles améliorent la salubrité des villes et la santé des populations, tout en réduisant leur impact sur l’environnement. En outre, la production de compost contribue au développement d’une agriculture locale respectueuse de l’environnement et s’accompagne de la création d’emplois.

Aujourd’hui, les activités de compostage sur les plateformes des villes de Lomé (Togo), Dschang (Cameroun) et Mahajanga (Madagascar) se poursuivent et sont enregistrées en compensation carbone volontaire.

Dschang, Cameroun

De 2012 à 2017, sur ces 3 sites, plus de 52 000 tonnes de déchets ont été traitées, plus de 6 000 tonnes de compost ont été produites et plus de 41 000 tonnes de CO2e. ont été évitées. Outre ces bénéfices environnementaux, plus de 160 emplois ont été créés au profit des populations les plus défavorisées.

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