A lire : « CETA-TAFTA, c’est quoi le problème ? » sur Néoplanète

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Négocié entre l’Union européenne et le Canada, le CETA doit être ratifié par le Parlement européen le 15 février prochain. Au grand dam de ses nombreux opposants. Pourquoi sont-ils contre ?

Le 21 janvier dernier, la marche des femmes contre Trump a un peu fait de l’ombre à la journée d’actions à l’appel du collectif Stop Ceta-Tafta. Quelles sont ses revendications ?

Le CETA, cet accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne, a été signé le 30 octobre et doit être ratifié par le Parlement européen le 15 février prochain. Au grand dam effectivement de ses nombreux opposants car pour doper le CETA supprimerait 99% des droits de douane entre l’UE et le Canada, tout en ouvrant l’accès de leurs marchés publics. Du coup, les entreprises françaises exportatrices seront gagnantes, mais les autres, celles qui dépendent du marché intérieur, en gros les plus petites, seront très vulnérables face à leurs concurrentes canadiennes qui n’auront plus à payer de droits de douane.

Ce qui inquiète aussi le secteur agricole européen…

Car on va voir arriver dans nos magasins de la viande canadienne qui fragilisera encore plus nos éleveurs et les précipitera dans la fuite en avant industrielle et des usines à 1000 vaches. Il y a un bon point : on a obtenu l’AOC de 143 produits agricoles européens comme le « Comté », ou le « Roquefort » mais selon l’association Attac cela ne résout rien car il faudrait « inonder » le marché canadien pour gagner de l’argent ce qui n’est pas possible avec ces petites activités artisanales. Cela pose donc un problème éthique : doit-on prôner l’isolationnisme, comme le suggèrent certains partis politiques, ou peut-on trouver une solution alternative ?

Autre polémique : avec le CETA , les multinationales pourraient contester les règlementations d’un pays si elles gênent leurs intérêts

C’est un des points chauds de l’accord. Les Allemands notamment sont vent debout, échaudés par la plainte déposée par la société suédoise Vattenfall, spécialisée dans l’exploitation de centrales nucléaires, contre l’État allemand qui veut abandonner le nucléaire. Du coup, le CETA propose de créer un tribunal indépendant pour éviter que des entreprises remettent en cause les mesures d’un état pour la protection de la santé, de la sécurité ou de l’environnement. Mais les opposants n’y croient pas, d’autant que rien n’est prévu pour que des citoyens, des communautés ou des syndicats puissent porter plainte. Et aucune sanction n’est prévue. Donc avec le CETA, un Monsanto ou un Mac Donald passera au-dessus des lois sans aucun recours possible. De quoi se poser des questions, forcément.

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