A lire : Les algues tueuses sur Néoplanète

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Ces algues vertes prolifèrent en raison notamment de l’azote, utilisée de façon excessive par les agriculteurs. En pourrissant, elles émettent du sulfure d’hydrogène, un gaz extrêmement toxique à forte dose. Le 8 septembre dernier on a retrouvé le corps d’un joggeur de 50 ans dans une vasière de l’embouchure du Gouessant. Déjà, en 2011, 36 sangliers avaient déjà été retrouvés morts dans cet estuaire et un rapport de l’Anses avait à l’époque évoqué une éventuelle responsabilité du sulfure d’hydrogène. Dans un 1er temps, les pouvoirs publics n’ont pas considéré nécessaire de rechercher les causes de la mort du joggeur. Et ont finalement demandé une autopsie après 2 semaines ce qui est très tard. Évidemment les résultats sont moins parlants et le parquet de Saint Brieuc a déclaré le 9 décembre dernier ne pas pouvoir déterminer clairement les causes de la mort.

Mais l’affaire ne peut pas s’arrêter pas là. On en est où ?

9 médecins spécialistes, dont 4 en toxicologie, se sont emparés du dossier et ont publié fin décembre dans Ouest France leurs conclusions : ils affirment que le joggeur est décédé d’une intoxication aigüe au sulfure d’hydrogène et ils précisent que « les explications embarrassées du procureur ne visent qu’à dissimuler cette cause du décès, évidente pour des spécialistes ». Ils demandent que soient rendus publics les rapports d’autopsie et rajoutent qu’entretenir le doute a des conséquences graves puisqu’il incite la population à sous-estimer le danger. En effet, si les plages bretonnes sont systématiquement et correctement nettoyées depuis 2009, il faut malgré tout combattre cette omerta et dire la vérité à la population sur le risque réel de ces accumulations d’algues vertes pour les traiter avec prudence. Bref, à nous les balades sur les belles plages bretonnes mais en faisant attention à éviter les algues vertes quand elles sont en nombre !

©Néoplanète/Émilie Villeneuve

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