Recycler la pluie pour résoudre les pénuries d’eau

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

Le japonais Makoto Murase a reçu en 2002 le prix Rolex, qui récompense depuis 1976 des projets d’entreprenariat social et environnemental. Dans cette vidéo, celui qu’on surnomme « Monsieur Eau-du-Ciel » nous invite à penser la pluie comme une ressource précieuse et explique comment elle peut être réutilisée. Alors qu’une étude récente révèle qu’un demi-milliard de personnes souffrent du manque d’eau, redécouvrez ce projet qui équipe à ce jour plus de 1000 bâtiments à Tokyo, première mégalopole mondiale.

« J’ai commencé cette campagne pour que les eaux de pluie soient mieux utilisées. J’ai réalisé que notre existence dépendait de la pluie. Au cours du XXIème siècle, nous aurons de moins en moins d’eau « saine ». Les rivières, les étangs et les lacs sont pollués et non potables, tout comme les eaux souterraines. L’eau de pluie est ainsi en passe de devenir l’eau la plus saine à utiliser. La prise de conscience est importante : c’est dans cet objectif que je mène ce projet. Il faut prendre conscience que l’eau de pluie est une ressource précieuse, à l’origine de la vie. Une fois que l’on comprend cela, vous pouvez aider à votre niveau, en stockant les eaux de pluie de votre ville. La pluie doit retourner à sa source, c’est-à-dire la terre, afin qu’elle continue de faire partie du cycle de l’eau. (…) Le stockage d’eau de pluie ne résoudra pas tous les problèmes, mais en en stockant sur les toits, nous pouvons mettre en place des énormes réservoirs. L’objectif est de créer des « mini-barrages » (…). En veillant à ce que les réservoirs soient à moitié vides, on peut éviter les inondations et l’eau stockée peut être utilisée comme ressource. Si une urgence mettant en danger les vies des populations survenait, nous pourrions l’utiliser comme réserve d’urgence. Mon rêve : que les habitants du monde entier utilisent localement cette « eau du ciel ». Pour que cette technique soit effective, il faudrait la généraliser afin qu’elle ait un impact sur la planète. Il s’agit d’une méthode alternative à notre système traditionnel d’approvisionnement en eau et simple à mettre en place. Nous collectons l’eau du toit, la reversons dans les réservoirs, laissons les sédiments  reposer au fond du bassin, puis récupérons l’eau filtrée qui déborde. Ensuite, nous pompons cette eau et le processus est accompli.  Cette technique pourrait être très efficace dans les pays en développement et doit à ce titre être diffusée (…). »

Media Query: