DONNONS UNE SECONDE VIE AUX INVENDUS !

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Découvrez l’un des conseils de notre programme La solution est dans l’assiette, aujourd’hui, nous voyons ce qu’il est possible de faire des invendus pour limiter le gâchis.

INVENDU N’EST PAS PERDU !

Chaque année entre 3 et 6 millions de tonnes de produits alimentaires sont gaspillées avant même que ceux-ci aient été présentés aux consommateurs. Pour se rendre compte de l’importance de ce chiffre, visualisons un instant la taille d’une baleine bleue. C’est costaud une baleine bleue, n’est-ce pas ? Eh bien 6 millions de tonnes, c’est l’équivalent d’environ 60 000 baleines. Voilà, voilà.

Comment expliquer un tel gâchis ? Les réponses sont multiples : le refus de vendre des fruits et légumes dont les critères de taille ou de beauté ne correspondent pas aux exigences des étals, l’interdiction pour les magasins de vendre des produits proches de leur date de péremption, l’endommagement de certains produits lors du transport et encore d’autres raisons tout aussi surprenantes.

Même si ces denrées comestibles ne sont pas achetées, elles représentent un coût, notamment environnemental : la planète et ses ressources ont évidemment été sollicitées lors de la production, de la transformation, du transport ou de la distribution des produits.

Qui la rembourse, la planète ? Il y a également des enjeux sociaux et économiques liés à cette question du gaspillage. Peut-on en effet détruire des produits comestibles quand près de 15% de la population française vivait en 2012 en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 987€ par mois ?

Fort heureusement, il existe des solutions efficaces pour répondre conjointement aux problématiques d’accès à l’alimentation et du gaspillage. La récupération et la redistribution des invendus engagent par exemple déjà le secteur de la grande distribution, certaines associations et le grand public.

Parmi les autres solutions courantes, l’une se nomme le glanage. Cette pratique existait déjà au Moyen Âge. Le glanage consiste en la récupération, par des personnes de la société civile, de denrées qui ne seront pas vendues. Au Moyen Âge, les paysans venaient recueillir les épis de blé restés sur le champ après le passage des moissonneurs. Évidemment, la pratique a depuis évolué. On imagine mal des hordes de consommateurs se lancer à l’assaut des épis de blés dans les champs. Le glanage actuel se passe plutôt à la fin des marchés, lorsqu’il reste des produits invendus, ou dans les poubelles des supermarchés.

Lors de la rentrée 2015, les enseignes de la grande distribution ont signé une convention d’engagement volontaire pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Cette convention inclut l’interdiction de détruire des invendus alimentaires consommables et l’impossibilité pour les fabricants d’interdire le don de produits de marque distributeur. Les enseignes de plus de 400 m2 (c’est précis) organiseront la collecte des denrées alimentaires invendues via une convention pour les remettre ensuite à une ou plusieurs associations d’aide alimentaire.

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