Néo-Planète : Abattage de loups : les deux camps montrent les crocs

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Six loups pourront être abattus en 2015. Le préfet de Savoie a donné son autorisation après la réclamation d’une soixantaine d’éleveurs qui ont manifesté. Les associations s’inquiètent de cette décision.

On parle à nouveau des loups suite aux décisions d’abattre des loups accusés d’attaquer les troupeaux.

Une décision qui a provoqué la colère des associations. La plainte déposée par Action Nature Rewilding France auprès de la Commission Européenne a été validée le 13 juillet. Au-delà du loup, c’est un vrai débat de société sur la place que nous accordons à l’animal sauvage en France. Alors qu’en Espagne ou en Italie, le retour du loup se passe assez bien, en tout cas dans la concertation, chez nous cela vire à la guerre civile au point qu’en début de semaine, des éleveurs ont séquestré pendant 15 heures le Président, le directeur et un agent du Parc National de la Vanoise afin d’exiger l’abattage de nouvelles bêtes.

Le problème est en effet sensible car les attaques ne se calment pas bien au contraire !

Fin août, on comptabilisait en effet 130 attaques de loups depuis le début de la saison estivale, contre 105 sur l’année 2014, selon les chiffres de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles. Du coup, cette année, 36 loups pourront être tués, contre 24 l’an dernier. Et les éleveurs bataillent pour pouvoir en tuer dans le parc de la Vanoise or l’abattage d’un animal dans un parc national est très réglementé et complexe. Mais surtout, les associations continuent de répéter que ça ne sert à rien ! L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), Ferus, One Voice, La Fondation 30 millions d’amis, FNE, Humanité et Biodiversité, La LPO, toutes sortent les crocs se plaignant que notre gouvernement cède systématiquement sous la pression des éleveurs au lieu de régler le problème globalement.

Si ça ne sert à rien d’abattre les loups,  que faut-il faire alors ?

Ce qui est prévu par la réglementation européenne et qui fonctionne chez nos voisins : mieux protéger les troupeaux notamment avec des signaux électroniques attachés aux colliers des moutons ou grâce aux padous, ces chiens de berger que respectent les loups ; augmenter les tirs qui désorganisent les meutes, mais surtout dialoguer dans le calme. Les associations disent qu’au lieu de gérer ce problème en coordonnant l’action de chacun, l’État choisit la fuite en avant en choisissant simplement de hurler avec les loups !

Source : Néo-Planète

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