Consommer moins mais consommer mieux : la consommation collaborative

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Carte de l’Union européenne dans la cour du lycée André-Malraux, Montereau-Fault-Yonne, Seine-et-Marne, France (48°24’ N - 2°58’ E). © Yann Arthus-Bertrand Altitude / Photo

Carte de l’Union européenne dans la cour du lycée André-Malraux, Montereau-Fault-Yonne, Seine-et-Marne, France (48°24’ N – 2°58’ E). © Yann Arthus-Bertrand Altitude / Photo

En France, près d’une personne sur deux pratique la consommation collaborative, même si seulement 15% des Français connaissent ce nouveau terme, souvent synonyme de consommation durable.

Mais que recouvre le concept de « consommation collaborative » ? En quoi consistent ces nouveaux services ? Quels sont leurs avantages et leurs limites ? La Fondation GoodPlanet décrypte pour vous cette nouvelle tendance.

Le saviez-vous ?

Avec des « partages » aussi variés que le transport, le logement, le bricolage ou encore le financement de projets, nous sommes pleinement entrés dans l’ère du collaboratif. Le magazine Forbes a d’ailleurs estimé, qu’en 2013, l’économie collaborative pesait environ 2,6 milliards d’euros, soit 3,5% du PIB mondial.

Mais qu’est-ce que la consommation collaborative ?

Apparu dans les années 2000, ce terme désigne un modèle de consommation où l’usage prédomine sur la propriété. La consommation s’effectue non plus seulement par l’achat de biens et services, mais par le troc, l’échange, la location, le prêt ou encore le don.

Pourquoi pratiquer la consommation collaborative ?

Tout d’abord, pour des raisons sociales : le moteur principal de cette économie est né du désir de recréer du lien social même si, paradoxalement, son outil principal est dématérialisé : Internet. En effet, la croissance de l’économie collaborative – +25% de revenus pour les particuliers de 2012 à 2013 – est conditionnée par la mise en relation rapide des individus.

D’autre part, pour des raisons économiques : échanger, louer, prêter, donner et récupérer permet indiscutablement de réduire ses dépenses, et parfois même de compléter ses revenus. Le covoiturage permet ainsi à certains de ne pas investir dans l’achat d’une voiture et à d’autres d’amortir le coût de leurs trajets.

Enfin, pour des raisons environnementales : le covoiturage, par exemple, permet de réduire d’environ 40% les émissions de gaz à effet de serre par voyageur.

Autres exemples consommation collaborative

– Les Banques Alimentaires qui luttent quotidiennement contre le gaspillage alimentaire tout en venant en aide aux plus démunis. L’association s’approvisionne auprès de la grande distribution, des industries agroalimentaires et des producteurs agricoles qui mettent à leur disposition des produits avec des défauts d’emballage ou d’étiquetage, des fruits et légumes mal calibrés ou encore des surplus. Quand on sait que la production d’un kilogramme de pommes nécessite plus de 700 litres d’eau ou qu’un kilogramme de bœuf émet autant de gaz à effet de serre qu’un trajet de 220 kilomètres en voiture, on comprend vite l’intérêt environnemental de ces nouveaux modèles économiques.

– Le prêt d’outils de bricolage : avec un temps d’usage cumulé de 12 minutes sur l’ensemble de sa durée de vie, l’achat d’une perceuse illustre bien les limites de la notion de propriété. Louer, emprunter ou prêter sa perceuse permet ainsi d’éviter l’extraction de nombreuses matières premières nécessaires à la production de ces outils que nous utilisons que très rarement.

Focus sur le financement participatif

Le crowdfunding, vient littéralement de « crowd » : la foule et de « funding » : le financement. Appelé également financement participatif, c’est une technique de financement de projets (personnels, associatifs, entrepreneuriaux, etc.) utilisant Internet comme canal de mise en relation entre les porteurs d’un projet et des personnes souhaitant investir leur argent.

Les fonds apportés peuvent être alloués sous différentes formes : le don sans contrepartie, le don avec récompense, le prêt ou l’investissement en capital.

Le crowdfunding connaît un essor considérable depuis plusieurs années car il est un levier qui permet aux citoyens de soutenir financièrement et collectivement des idées qui les séduisent. Plusieurs sites Internet permettent ainsi de financer des projets solidaires, comme Hello Asso, Ulule ou encore KissKissBankBank.

Comment devenir un consommateur collaboratif ?

Avec déjà des centaines de sites de consommation collaborative existants en France, les Français peuvent maintenant s’échanger entre eux toutes sortes de biens et services, et ce sans l’intermédiaire d’une entreprise. En voici quelques exemples :

Connaître toute la liste.

En savoir plus : Choisir c’est agir

 

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