Choisir c’est Agir : et le bio dans tout ça ?

Publié le : Last updated:

Marquage d’un champ de maïs OGM à Grézet-Cavagnan, Lot et Garonne, France (44°23' N - 0°07' E). © Yann Arthus-Bertrand/Altitude

Marquage d’un champ de maïs OGM à Grézet-Cavagnan, Lot et Garonne, France (44°23′ N – 0°07′ E). © Yann Arthus-Bertrand/Altitude

1/3 des émissions de gaz à effet de serre quotidiennes d’un Français sont générées par son alimentation. En effet, des gaz sont émis au cours de tout le cycle de vie d’un produit alimentaire : agriculture, transport des matières premières, transformation industrielle, traitement des déchets, etc. Une part significative de ces émissions est liée à l’utilisation de produits chimiques et d’énergies fossiles dans les exploitations agricoles.

On entend souvent que l’agriculture biologique constitue une alternative durable. Mais quelles sont les garanties du bio ? Pourquoi ces produits coûtent-ils plus chers ? Sont-ils vraiment meilleurs pour notre santé et notre environnement ?

La Fondation GoodPlanet s’engage sur le thème de l’alimentation responsable et vous aide à démêler le vrai du faux !

Le saviez-vous ?

La France est le 1er consommateur européen de pesticides et le 4ème au niveau mondial. L’usage de ces produits n’est pas neutre pour l’environnement : à titre d’exemple, environ 90% de nos cours d’eau sont aujourd’hui contaminés par des pesticides.

L’agriculture biologique : une alternative durable

Pourtant, de nombreuses méthodes de culture et d’élevage, qui s’inspirent de connaissances ancestrales mais aussi d’innovations écologiques modernes, permettent de réduire les impacts sur notre santé ainsi que sur l’environnement. C’est le cas notamment de l’agriculture biologique : aujourd’hui, plus de 25 000 exploitations agricoles se sont engagées à cultiver la terre, élever les animaux et transformer leurs produits en respectant les hommes, les bêtes et la nature.

Pourquoi les produits bio sont-ils plus chers ?

Le respect de ces principes a une valeur et donc un prix. En effet, l’agriculture biologique implique des coûts de certification importants et nécessite souvent davantage de main d’œuvre et d’espace. Par exemple, un poulet bio est élevé avec 2 fois plus d’espace pendant 2 fois plus de temps avec des aliments issus de l’agriculture biologique (sans OGM). Le différentiel de coût de production par rapport à un poulet élevé en batterie est donc plus que double.

Mais il existe de nombreux moyens pour réduire ces coûts. L’un des plus efficaces est de limiter notre consommation de viande, qui s’élève à environ 109 grammes par jour, soit deux fois plus que nos grands parents. Or, la consommation excessive de protéines animales n’est ni bon pour notre santé, ni pour celle de la planète : il faut, par exemple, 15 000 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf. En outre, consommer 1 kg de veau émet autant de gaz à effet de serre que parcourir 220 km en voiture. Remplacer une partie de la viande que nous consommons souvent quotidiennement, par des protéines végétales – aux qualités nutritionnelles équivalentes – est un engagement à triple bénéfice : notre bien-être, celui de la planète et celui de notre portefeuille ! Achetées en vrac, les légumineuses bio (lentilles, pois chiches, fèves, etc.) constituent des sources de protéines très intéressantes lorsqu’elles sont associées à des céréales complètes (riz complet, pâtes complètes, blé complet, etc.).

Par ailleurs, faire le choix d’une alimentation bio permet souvent de consommer moins de produits transformés, ce qui réduit sensiblement notre ticket de caisse. Enfin, il existe de nombreuses marques distributeur qui proposent désormais des produits bio à des prix très avantageux. Si les prix du bio sont encore très souvent plus élevés, privilégier les produits issus de l’agriculture durable est un choix pour l’avenir et un acte citoyen.

Halte aux idées reçues ! 

Contrairement à une idée largement répandue, 75% des produits bio consommés en France proviennent de France.

Le bio est-il meilleur pour la santé ? 

La question est aujourd’hui encore largement discutée. Néanmoins, d’après une vaste étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle (publiée en juillet 2014), la consommation de fruits, légumes et céréales bio pourrait fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour. Or, les bénéfices des antioxydants sont nombreux, notamment pour la protection contre certaines maladies chroniques et certains cancers.

A la semaine prochaine pour un nouvel article consacré à la pêche durable !

En savoir plus : www.choisircestagir.com et  www.agencebio.org

 

 

Media Query: