Ecologie: « ne me dites pas qu’on est foutus en 2050 », lance Macron aux étudiants

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Emmanuel Macron à l’université Jules-Verne d’Amiens le 21 novembre 2019
© AFP Christophe ARCHAMBAULT

« Ne me dites pas, vous, qu’on est foutus en 2050 », a lancé Emmanuel Macron à des étudiants qui l’interrogeaient sur l’écologie, jeudi à l’université Jules-Verne d’Amiens où il effectue une visite de deux jours.

« On peut être lucide sur les conséquences, dire on n’est pas dans la trajectoire+ mais pas dire on est foutus, (…), ça jamais », a-t-il ajouté, estimant que « le temps de l’indignation, c’était du temps du président Chirac » qui avait déclaré: « la maison brûle ».

« Cette mobilisation de la jeunesse pour le climat, on en a besoin » pour « la convertir en action », et qu’elle ne reste pas « une indignation et une colère ou en quelque sorte un catastrophisme », a ajouté le chef de l’Etat.

Il a toutefois mis en garde contre les « tensions » que cela pouvait provoquer, citant par exemple le cas d’un agriculteur poussé à la conversion alors qu’il n’arrive pas à se payer.

« Les gens deviennent fous parce que ça crée de la violence, ce que vous voyez parfois dans nos campagnes », et « cela crée des tas de tensions partout », a-t-il averti.

C’est pourquoi il faut « convaincre ceux qui ont des pratiques qui ne marchent plus du tout » et « les aider à changer », a-t-il ajouté, citant les pesticides, la mobilité, les entreprises « pour qu’elles polluent moins »… et dans le cas des citoyens favoriser « le transport doux en ville » ou « aller vers des véhicules qui polluent moins ».

« Il faut le faire au bon rythme, en accompagnant et donc en ayant aussi une politique sociale », a-t-il ajouté, en reconnaissant: « c’est l’erreur que j’ai faite il y a un peu plus d’un an » en disant « on y va à fond pour changer, on fait notre taxe carbone, on essaie de pousser les choses ».

Mais « je n’avais pas assez vu que ça mettait des gens en situation de grande difficulté financière, parce qu’ils n’avaient pas le choix », a-t-il ajouté, en allusion à la taxe carbone qui avait déclenché la colère des « gilets jaunes ».

« On est dans le camp du concret, de l’action » et « si on veut vraiment que ça bouge après, très vite, il faut qu’on remobilise au niveau européen », a enfin estimé M. Macron, en plaidant pour « mettre une taxe carbone aux frontières et commencer enfin le vrai combat biodiversité en Europe ».

© AFP

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