Spontex Beauvais: décision lundi sur une reprise de l’activité

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Usine  Spontex Beauvais

Usine Spontex à Beauvais en 2012
© AFP/Archives FRED DUFOUR

Une inspection permettra de décider lundi de la reprise ou non de l’activité de l’usine d’éponges Spontex de Beauvais, à l’arrêt après des rejets polluants liés à une fuite de canalisation souterraine, a indiqué vendredi Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à la Transition écologique.

« Il y aura lundi une inspection avant de pouvoir envisager toute reprise de l’activité », a-t-elle dit à la presse, après avoir reçu la direction de l’entreprise, qui a remis un rapport aux services de l’Etat.

« Si l’analyse du rapport et l’inspection montrent que c’est possible, il y aura une reprise d’activité, partielle », a-t-elle ajouté, soulignant que le site, qui emploie 250 salariés, a généré « trois pollutions en un mois, dont la 3e le lendemain de la reprise d’activité ».

Il s’agit d’écoulements d’eau sodée (mélange d’eau et de soude diluée) dans la rivière voisine, qui ont notamment affecté poissons et jardins horticoles en aval.

Les deux premières pollutions étaient liées à « un problème de +process+ industriel, la troisième à une fuite de canalisation qui n’avait pas été identifiée », a précisé Mme Wargon.

« Donc on répare cette canalisation, mais il faut aller vérifier toutes les autres », a-t-elle ajouté, souhaitant « que cet accident serve à quelque chose en révélant un risque qui était peut-être sous-estimé ».

De premières conclusions seront présentées le 19 septembre aux élus et associations dans le cadre du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires (Coderst).

« Cet épisode nous a révélé l’état de vétusté de certaines canalisations enterrées, nous ferons tout ce qu’il faut pour y remédier », a dit le président de Mapa Spontex, Bertrand Genuyt, présentant les « excuses (de sa société, NDLR) aux parties impactées autour du site ».

« Nous avons engagé pour plus d’un million d’euros de travaux ces derniers jours pour pouvoir sécuriser le redémarrage progressif » de l’usine, a-t-il ajouté, relevant que les pouvoirs publics avaient classé l’accident industriel au niveau 1 sur une échelle allant jusqu’à 6.

© AFP

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