Le sommet sur l’Amazonie lancera un « appel mondial » pour sa protection

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La déforestation se fait aussi au détriment de la biodiversité amazonienne (photo fournie par le service de communication de l’Etat brésilien du Mato Grosso)
© Mato Grosso State Communication Department/AFP/Archives Mayke TOSCANO

Le sommet d’urgence sur l’Amazonie, qui doit réunir vendredi six pays sud-américains en Colombie, lancera un appel à la communauté internationale pour conserver et protéger cet écosystème primordial, dévasté par des incendies et la déforestation, a annoncé mercredi Bogota.

« Il y aura un grand appel mondial pour progresser au niveau régional dans la conservation, le développement technologique et la coordination des actions pour la préservation de l’Amazonie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Carlos Holmes Trujillo, lors d’une conférence de presse, à l’avant-veille du sommet prévu à Leticia, chef-lieu du département d’Amazonas (sud).

Le chef de la diplomatie colombienne a affirmé que de cette réunion sera issu « le Pacte de Leticia pour l’Amazonie », qui inclura des « actions concrètes » et une liste d’actions pour les pays amazoniens, d’Amérique latine et de la communauté internationale pour protéger la plus importante forêt tropicale du monde, essentielle à l’équilibre climatique.

« En conséquences de ce sommet, on va dynamiser l’action non seulement nationale, mais aussi régionale et globale pour défendre l’Amazonie », a déclaré M. Trujillo.

Outre les présidents colombien Ivan Duque et péruvien Martin Vizcarra, qui ont convoqué ce sommet, sont attendus à Leticia leurs homologues équatorien Lenin Moreno, bolivien Evo Morales, le vice-président du Surinam, Ashwin Adhin, ainsi que le ministre des Affaires étrangères brésilien, Ernesto Araujo, représentant le chef de l’Etat Jair Bolsonaro.

Le Brésil a indiqué que son président ne peut voyager pour raisons médicales et qu’il participerait à la réunion par vidéo-conférence.

M. Trujillo a ajouté que l’un des objectifs du sommet est d' »unifier les visions » des pays amazoniens quant à la manière de protéger cette région.

M. Bolsonaro a été sévèrement critiqué au niveau international pour la gestion des incendies par son gouvernement, qui a suscité une crise environnementale et diplomatique.

Climatosceptique, ce président d’extrême droite soutient l’exploitation minière dans des réserves indigènes et des zones protégées.

La majeure partie (60%) de la forêt amazonienne se trouve au Brésil, le reste se répartissant entre la Colombie, la Bolivie, l’Equateur, le Guyana, le Pérou, le Surinam, le Venezuela et la Guyane française.

© AFP

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