Canicule : des milliers d’hectares de vignes impactés dans l’Hérault

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Vignes brûlées par le soleil le 30 juin 2019 à Sussargues, près de Montpellier © AFP SYLVAIN THOMAS

Vignes brûlées par le soleil le 30 juin 2019 à Sussargues, près de Montpellier © AFP SYLVAIN THOMAS

Montpellier (AFP) – À un mois et demi des vendanges, « plusieurs milliers d’hectares » de vignes ont été brûlés ou impactés par la canicule, a assuré lundi à l’AFP le président de la chambre d’agriculture de l’Hérault.

« Un gros tiers du département soit plusieurs milliers d’hectares (…) ont été touchés par des températures allant au delà des 41 degrés et jusqu’à 45,9 à la frontière du Gard et de l’Hérault », a expliqué Jérôme Despey, qui a lancé une première évaluation lundi.

Une cellule d’urgence avec un numéro d’appel pour les agriculteurs frappés par les conséquences de cette canicule historique a été mise en place dans l’Hérault pour permettre un recensement définitif et précis des dégâts.

La chambre d’agriculture travaille notamment sur les cartographies météorologiques pour tenter d’analyser le phénomène qui a conduit des vignes à être comme « brûlées au chalumeau » vendredi selon l’expression de M. Despey. Ce phénomène a touché le Gard et l’Hérault, a-t-il précisé.

Dans l’Hérault, des maraîchers, notamment des producteurs de melons et des arboriculteurs, ont également été affectés, en particulier des producteurs de pommes dans l’est du département, mais aussi d’abricots. La situation est similaire dans le Gard, où des évaluations sont en cours. Deux élevages de poules ont également enregistré une mortalité très élevée dans l’Hérault.

Le ministre de l’agriculture Didier Guillaume doit se rendre dans le Gard vendredi pour une inauguration prévue de longue date mais son programme devrait être consacré aux dégâts causés par la canicule dans le secteur agricole.

Jérôme Despey, qui est également viticulteur et numéro 2 de la FNSEA, souligne que la profession, durement touchée par les conséquences du réchauffement climatique, demande notamment le déclenchement du régime des calamités agricoles, un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti, une prise en charge des cotisations sociales afin de « faciliter la trésorerie ».

Mais aussi « des incitations à l’assurance car très peu de viticulteurs sont assurés alors que leur activité est assurable », dit-il.

Tout en jugeant qu’il va falloir du temps pour « analyser une situation inédite », le président de la chambre d’agriculture se déclare favorable au développement de cépages résistants. Et également à la création de réserves d’eau afin de développer l’irrigation : selon lui, les vignes irriguées par « évapo-transpiration » ont échappé vendredi au phénomène extrêmement brutal et rapide de brûlures par le soleil et le vent chaud.

© AFP

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