Naufrage Grande America : maintien de la surveillance pollution

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Le Sapeur de la Marine nationale en route vers la zone de pollution, le 18 mars 2019 © AFP/Archives Fred TANNEAU

Le Sapeur de la Marine nationale en route vers la zone de pollution, le 18 mars 2019
© AFP/Archives Fred TANNEAU

Brest (AFP) – La zone du naufrage du Grande America, dans le golfe de Gascogne, continue d’être surveillée trois mois après l’accident, a assuré vendredi le préfet maritime de l’Atlantique, soulignant qu’aucune nouvelle pollution n’avait été signalée.

« On continue de surveiller la zone du naufrage, ainsi que la dérive des masses d’eau qui avaient été polluées », a indiqué à quelques journalistes le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier, ajoutant qu’une de ces masses d’eau, surveillées via satellite, était récemment arrivée à proximité des côtes espagnoles, mais qu’aucune pollution n’avait été signalée.

« Nous avons prévenu nos homologues espagnols, mais nous n’avons rien trouvé », a-t-il assuré, n’excluant cependant pas la possibilité que des boulettes d’hydrocarbures puissent un jour souiller les côtes.

« Aucune des masses d’eau surveillées ne s’est rapprochée pour le moment des côtes françaises », a-t-il assuré, mais « je ne peux pas exclure aujourd’hui qu’un jour ou l’autre des boulettes n’arriveront pas sur une plage », a-t-il reconnu, estimant qu’avec le temps cette probabilité irait « en se réduisant ». « Si des boulettes devaient arriver, ce serait en nombre extrêmement limité », a-t-il noté. La surveillance de la zone se fait par satellite, mais également par voie aérienne.

Le Grande America, parti de Hambourg (Allemagne) et à destination de Casablanca (Maroc), a coulé le 12 mars à 333 km à l’ouest de La Rochelle avec à son bord 365 conteneurs, dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses, plus de 2 100 véhicules, ainsi que 2 200 tonnes de fioul lourd dans ses soutes. Ses 27 occupants avaient été secourus.

L’épave, qui repose par 4 600 mètres de fond, a pu être inspectée en avril par un robot téléguidé (ROV) embarqué par un navire affrété par l’armateur du Grande America, la compagnie italienne Grimaldi. Plusieurs fuites légères d’hydrocarbures ont été observées, avant d’être bouchées par le robot sous-marin.

Avant cela, plusieurs dizaines de tonnes de fioul lourd sous forme solide, et plusieurs tonnes d’eau polluée par des hydrocarbures avaient été récupérées à la surface de l’eau.

© AFP

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