EDF : le PDG Jean-Bernard Lévy reconduit, trois chantiers prioritaires

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Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, le 1er mars 2019 à Charleville-Mézieres (Ardennes)
© AFP/Archives FRANCOIS NASCIMBENI

Paris (AFP) – Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, reconduit jeudi par l’assemblée des actionnaires pour un nouveau mandat, a dévoilé ses trois priorités : réformer la régulation nucléaire, travailler à une réorganisation du groupe et préparer la construction de nouveaux EPR.

Lors de l’assemblée générale annuelle, dans le centre de Paris, les actionnaires ont voté à 97,94% pour sa reconduction comme administrateur pour un nouveau mandat de quatre ans, lui permettant ainsi de rester PDG.

Une formalité puisque l’État est actionnaire à 83,66% d’EDF. En février, le président Emmanuel Macron s’était officiellement prononcé pour son renouvellement à la tête d’EDF, dont il est à la tête depuis fin 2014.

En introduction à l’AG, Jean-Bernard Lévy a évoqué trois « défis » qui sont autant de « chantiers majeurs » pour ces prochaines années.

Le premier porte sur la réforme de la régulation nucléaire actuelle, qu’EDF ne cesse de dénoncer.

Le dispositif en place actuellement, baptisé Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), oblige EDF à revendre à ses concurrents jusqu’à 100 térawattheures (TWh) de son électricité nucléaire produite en France, à un prix fixé actuellement à 42 euros le mégawattheure.

« La régulation asymétrique de la vente de l’électricité nucléaire, et le prix qui a été fixé en 2011, qui n’a pas bougé depuis, sont des périls majeurs pour l’entreprise », a jugé Jean-Bernard Lévy.

Il a indiqué travailler avec l’État pour mettre en place une nouvelle « régulation équitable et durable ».

Le deuxième chantier est celui d’une possible réorganisation de l’entreprise, sur laquelle l’État a demandé à son PDG de plancher. Il doit remettre ses propositions à la fin de l’année.

« Il ne s’agit pas, en aucun cas, d’un démantèlement », a répété Jean-Bernard Lévy, face aux inquiétudes des syndicats et d’élus.

« Il s’agit le cas échéant de permettre aux différentes activités d’EDF, qui se développent à des rythmes et selon des modalités de financement diversifiées, de trouver les moyens d’assurer croissance et performance », a-t-il exposé.

Enfin, le troisième défi sera de proposer un nouveau réacteur nucléaire EPR optimisé, alors que l’exécutif veut avoir les cartes en main à la mi-2021 pour pouvoir décider d’éventuelles constructions nouvelles.

« Notre filière nucléaire est un atout aujourd’hui et il faut que ça le reste demain, sachons ne pas la gâcher par des atermoiements », a conclu M. Lévy.

© AFP

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