Attaque d’une brebis dans les Pyrénées: les experts suspectent aussi l’ourse slovène Claverina

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

attaque brebis ours

Capture d’image d’une vidéo de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrant la réintroduction d’une femelle ours dans les montagnes des Pyrénées-Atlantiques, le 5 octobre 2018
© l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (l’ONCFS)/AFP/Archives –

Pau (AFP) – L’expertise menée par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) confirme que la brebis retrouvée morte cette semaine par un éleveur des Pyrénées-Atlantiques a été victime d’une « prédation » au moment où une balise plaçait au même endroit l’ourse slovène Claverina, introduite en octobre dans les Pyrénées françaises, annonce samedi la préfecture.

« Les caractéristiques des blessures relevées sur la carcasse de l’animal démontrent qu’il s’agit bien d’une prédation, et que l’on ne peut pas écarter la responsabilité de l’ours », a conclu la DDTM, qui a donc décidé de lancer une procédure d’indemnisation de l’éleveur de cette brebis, première victime en France de Claverina.

La préfecture avait annoncé vendredi que des « traces de morsures (ont été) relevées » sur une brebis morte découverte par un éleveur à Larrau alors que « les localisations GPS transmises par le collier émetteur de Claverina l’ont signalée dans la nuit du 29 avril au 30 avril à proximité immédiate » du lieu où la bête morte a été trouvée.

Claverina avait attaqué une brebis dans les Pyrénées espagnoles en novembre, selon le gouvernement régional de Navarre. Depuis son lâcher en Béarn en octobre, elle a passé le plus clair de son temps de l’autre côté de la frontière, dans les provinces espagnoles d’Aragon -où elle a hiberné- et de Navarre.

Elle est revenue en France depuis le 19 avril, dans le cadre de « déplacements larges de découverte du territoire » qui montrent qu’elle « ne semble toujours pas fixée sur une zone particulière », selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

« On ne pensait pas que cette ourse pouvait descendre si près des fermes, aussi bas [800 m d’altitude] », a dit Jean-Marc Bengochea, l’éleveur concerné et maire de Larrau, sur les ondes de France Bleu. « D’ici 15 ou 20 jours, tous les troupeaux vont monter, il y aura pas mal de bêtes sur les estives, on est très inquiets ».

Claverina et Sorita, un autre plantigrade slovène, ont été introduites en octobre dans les Pyrénées-Atlantiques afin de sauvegarder l’espèce, au grand dam d’éleveurs d’ovins locaux opposés à leur présence.

Sorita a récemment donné naissance à deux oursons avec lesquels elle est sortie de son hibernation, dans les Hautes-Pyrénées.

Quarante ours bruns ont été décomptés dans les Pyrénées en 2018 mais ce chiffre peut être sous-évalué, selon le ministère de la Transition écologique.

© AFP

Media Query: