À Lyon, chaîne humaine autour de la presqu’île pour le climat

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Des milliers de personnes se donnent la main pour encercler la presqu’île à l’hyper-centre de Lyon pour crier l’urgence climatique et demander une meilleure qualité de l’air, le 27 janvier 2019
© AFP JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Lyon (AFP) – Des milliers de personnes se sont donnés la main dimanche pour encercler la presqu’île à l’hyper-centre de Lyon pour crier l’urgence climatique et demander une meilleure qualité de l’air localement.

Ils étaient 5.000 selon les organisateurs — le mouvement citoyen Alternatiba — et selon la police pour cette 4e marche depuis septembre. Moins que le 8 décembre où ils étaient entre 7 et 10.000 personnes selon les sources.

Sous une pluie battante, Mathieu Mureau tente d’aider au montage de la chaîne humaine. En vélo, il traîne une pancarte: « Libérons les piétons enfermés dans leurs voitures ».

« Je suis là pour encercler la presqu’île pour déterminer une zone qu’on aimerait bien piétonne. Les automobilistes prennent 80% de l’espace public. Il y a beaucoup de monde à vélo, à pied, en transports en commun qui aimerait se réapproprier la ville », explique cet employé d’une société informatique.

Le long de la chaîne, qui a relié la place des Terreaux à Bellecour via les rives du Rhône et de la Saône, les pancartes rivalisaient d’inventivité.

« LibAIRté » portait une femme clown déguisée en papillon, « Hé tu te souviens de moi ? » demandait une abeille ou « si vous vous sentez trop petit pour agir, essayer de dormir avec un moustique dans votre chambre ».

« Ce mouvement me séduit parce qu’il met en avance l’urgence sociale en même temps que l’urgence climatique, c’est une belle convergence », jugeait Albert Belthier, retraité, venu spécialement d’une petite commune rurale de l’Ain pour participer pour la première fois à ces marches.

Pour lui, le principal coupable est le capitalisme qui « pille les richesses de la planète, exploite les peuples, les appauvrit, pousse à l’immigration ».

Quelques « gilets jaunes » –qui étaient environ 1.500 selon l’AFP lors de leur Acte 11 samedi à Lyon — parsemaient la foule.

Sur les grosses bannières de cortège, les manifestants demandaient eux à « respirer » dans une métropole touchée par la pollution atmosphérique, avec notamment une exposition marquée au dioxyde d’azote en proximité routière.

A ce sujet, la métropole de Lyon doit voter lundi une mesure visant à introduire en 2020 une zone à faibles émissions (ZFE) comme à Paris ou Grenoble. Toutefois cette mesure concernera uniquement les poids lourds et utilitaires les plus anciens, et pas les véhicules des ménages.

A Grenoble, ville dirigée par l’écologiste Eric Piolle, ils étaient 2.000. « Les politiques et les lobbies ne pensent pas aux problèmes que ça va nous causer à nous, les jeunes. (…) J’essaie de me mobiliser au maximum, de faire des petits gestes, mais il faudrait qu’ils (les politiques et les lobbies) nous aident », explique Lucie Breton, 18 ans, pancarte dans le dos « Immigré climatique (je suis un phoque) ».

A Saint-Etienne un millier de personnes s’étaient mobilisées, selon un correspondant de l’AFP. En cas d’inaction « l’espèce humaine risque d’être rayée de la planète d’ici 80 ans », a notamment déclaré un élu municipal stéphanois d’Europe Écologie Les Verts (EELV), Olivier Longeon.

© AFP

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