Le monde reste encore très loin de l’objectif de 2 degrés de réchauffement

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2 degrés de réchauffement

Des enfants jouent devant une centrale thermique de Moscou © Mladen ANTONOV / AFP)

Les politiques menées en Arabie Saoudite, au Canada, en Chine, en Russie conduisent le monde vers un réchauffement à 5 degrés Celsius. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans la revue Nature Communications qui regarde les ambitions des pays en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et leurs conséquences sur la hausse des températures. Il en ressort que la plupart des objectifs nationaux des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre ne répondent pas à l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement des températures à 1,5°C pour 2100.

La Chine et les grands pays producteurs d’énergies fossiles(pétrole, charbon et gaz)  ont le plus d’impact sur le climat. Le Guardian écrit : « les États-Unis et l’Australie sont juste derrière en mettant le climat sur une trajectoire de hausse des températures de plus de 4 °C. L’Union européenne, qui est souvent vue comme un des leaders sur la question climatique, est sur une trajectoire de 3° C, soit le double des engagements de l’Accord de Paris ». La France se dirige ainsi vers les  + 2,6 °C de hausse des températures.  Cette étude sort alors que les négociations sur le climat vont reprendre alors que le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) vient de rendre un rapport sur la différence entre un monde a + 1,5 °C et + 2 °C [À lire notre interview avec le climatologue Jean Juzel sur le sujet]. Pour y parvenir, il faut réduire des 2020 les émissions mondiales de gaz à effet de serre pour les diviser par 2 d’ici à 2030.

« Nos évaluations traduisent le manque d’ambitions mondiales o nationales. Si nous regardons l’objectif que nous essayons d’atteindre pour éviter de dégrader la planète, alors je suis pessimiste car les processus sont déjà en cours. Pourtant, cela devrait nous motiver à relever les ambitions pour limiter aussi vite que possible le changement climatique. Toutes les fractions de degré de plus ou de moins auront un grand impact », affirme Yann Robiou du Pont of Melbourne University qui a co-écrit cette étude qui s’accompagne d’un site Internet pour consulter les données pays par pays.

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