Les émissions liées à l’énergie devraient encore croître en 2018

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Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) Fatih Birol, le 12 juillet 2017 à Istanbul
© AFP/Archives OZAN KOSE

Paris (AFP) – Les émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’énergie devraient encore croître en 2018, pour la deuxième année consécutive, une « très mauvaise nouvelle » pour le climat, a indiqué mercredi soir le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) Fatih Birol.

« Je suis désolé, j’ai une très mauvaise nouvelle, » a-t-il dit à Paris lors d’un débat sur la lutte contre le réchauffement climatique organisé à l’ambassade de Pologne, pays hôte de la COP24 prévue en décembre à Katowice.

Au vu des chiffres des neufs premiers mois, « les émissions cette année vont croître une fois encore, et nous allons avoir une COP au moment où les émissions mondiales atteindront un record », a-t-il ajouté.

En 2017, les émissions de CO2 liées à la combustion des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole) — qui représentant plus des trois quarts des émissions globales — étaient reparties à la hausse après trois années de stagnation.

Or pour rester sous 1,5°C de réchauffement, déjà source de forts impacts, il faudrait que les émissions de CO2 déclinent bien avant 2030 et fortement (-45% d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), relevaient le rapport des experts climat de l’ONU (Giec) début octobre.

Mercredi soir, Laurent Fabius, président de la COP21, a appelé à agir « d’ici 2020 ». « J’insiste sur ces deux prochaines années, les pays doivent revoir leurs engagements », a-t-il appelé, lors de ce débat, au côté du président de la COP24, le secrétaire d’Etat polonais Michal Kurtika.

« Quand vous regardez les conséquences tragiques du changement climatique, c’est aujourd’hui, et pas dans 50 ans », a insisté l’ancien ministre français.

La communauté internationale s’est engagée à la COP21 de Paris en 2015 à agir pour réduire les émissions afin de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport au niveau de la Révolution industrielle. L’accord incite les pays à revoir à la hausse leurs engagements, qui à ce stade conduisent le monde bien au-delà de 3°C.

© AFP

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