William Kriegel, fondateur de la Cense présent à la fondation GoodPlanet pour Planète Cheval le 6 et 7 octobre : « le cheval m’a donné l’espoir de vivre »

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William Kriegel

Le propriétaire du haras de la Cense William Kriegel qui a développé l’équitation éthologique © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP PHOTO

William Kriegel a noué une relation spéciale avec le cheval. Durant son enfance, apprendre l’équitation et monter à cheval l’ont aidé à surmonter une épreuve. Devenu adulte, William Kriegel a connu le succès dans les affaires et a ouvert le centre de la Cense où il développe l’équitation éthologique. Il sera présent avec les membres de la Cense lors du week-end Planète Cheval à la fondation GoodPlanet le 6 et 7 octobre.

Qu’est-ce que votre rencontre avec le cheval a changé à votre vie au moment où vous étiez malade ?

Le cheval m’a donné l’espoir de vivre alors que j’étais malade. Enfant et malade, j’ai beaucoup appris en montant un animal merveilleux et puissant qu’il faut apprendre à maitriser en le contrôlant et donc le respectant. Monter à cheval se révèle super sympa, mais ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air.

Est-ce que cela a modifié votre rapport à l’animal ? de quelle manière ?

Dans ma jeunesse, le cheval était un cheval et c’était tout, car je n’étais pas d’un milieu rural où il a de l’importance. Le cheval est devenu important grâce à tout ce qu’il m’a apporté. Dans ma vie d’adulte, j’en ai retiré du respect, de la discipline, de la modestie et de l’humilité.

Qu’est-ce que la méthode d’équitation éthologique de la Cense que vous avez développée ?

 La Cense existe depuis une vingtaine d’année et aide les cavaliers français à s’éveiller à l’écoute du cheval. L’éthologie est la science de l’observation de l’animal. À la Cense, nous sommes partis de la science pour enseigner au plus grand nombre des valeurs et des méthodes pour apprendre au cavalier à apprendre le cheval. Il s’agit de bien connaitre le cheval pour respecter ses comportements et établir une relation de confiance. Et la confiance améliore la qualité de la relation entre le cavalier et la monture.

 Quel projet porte l’Institut pour l’Homme et le Cheval que vous allez lancer bientôt et quels sont ses missions ?

L’Institut pour l’Homme et le Cheval a 3 grandes missions : la médiation, la recherche et l’éducation. Nous développons des programmes d’enseignement et de partage de connaissances. Nous aidons des jeunes à accéder à des formations professionnelles ou à des bourses. Nous travaillons également en sur les thèmes du bien-être, de l’éthique et des droits du cheval. Nous soutenons la recherche pluridisciplinaire sur le cheval. Et nous accueillons des personnes en difficultés ou en rémissions afin qu’ils travaillent avec le cheval dans le rôle d’éducateur.

Vous dites que le cheval est « une forme de générosité », que peuvent-ils apporter aux personnes en difficulté ou non ?

Le cheval est un bel animal, noble et puisant. Dans un rôle de médiation, il permet à l’individu en recherche de soi d’avoir un interlocuteur et un partenaire avec lequel inscrire sa propre volonté et se construire. De surcroît, dans une société urbaine, le cheval est un bon moyen de se renouer avec la nature. Le cheval est un vecteur avec la nature

Pourquoi ne pas amener le cheval en ville ?

Le besoin des urbains de se raccrocher à la nature ira croissant. La nature ne se limite pas aux parcs. Elle englobe les paysages, le vivant, l’animal et le végétal.  Faire venir le cheval en ville n’est pas une bonne chose, Par contre, amener le citadin en dehors de la ville pour qu’il se retrouve avec des espaces verts et des chevaux est très important pour le bien-être. Cette expérience authentique nous ramène aux fondements de notre culture dans laquelle le cheval est ancré.

Propos recueillis par Julien Leprovost

[Le programme du week-end Planète Cheval le  et 7 octobre]

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