Lancement d’une vaste opération pour étudier le glacier de Thwaites

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Le glacier de Thwaites, un des plus massifs de l’Antarctique occidental, le 12 mai 2014
© NASA/AFP/Archives HANDOUT

Londres (AFP) – Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont lancé lundi un vaste programme scientifique visant à déterminer à quelle vitesse le glacier de Thwaites, un des plus massifs de l’Antarctique occidental, pourrait s’effondrer.

L’effondrement de ce glacier « pourrait avoir des répercussions importantes sur le niveau de la mer à l’échelle mondiale », souligne le Conseil britannique sur la recherche environnementale (NERC) dans un communiqué.

Afin de déterminer si cet effondrement pourrait « commencer au cours des prochaines décennies ou des prochains siècles », le NERC et la National Science Foundation (NSF) américaine vont mobiliser une centaine de scientifiques, des foreuses à jet d’eau capables de percer à 1.500 mètres à l’intérieur de la glace ou encore des sous-marins autonomes.

« Les satellites montrent que la région de Thwaites change rapidement, mais pour savoir dans quelle mesure et à quelle vitesse le niveau de la mer va évoluer, il faut des scientifiques sur le terrain avec un équipement sophistiqué », explique William Easterling, un responsable de la NSF cité dans le communiqué.

Baptisé Collaboration internationale sur le glacier de Thwaites (ITGC), ce programme, qui s’étale sur 5 ans, est le « plus vaste » jamais entrepris par les deux pays en Antarctique depuis plus de 70 ans. Il ambitionne d' »apporter des réponses à certaines des grandes questions que se posent les scientifiques qui tentent de prédire l’élévation du niveau de la mer », indique le NERC.

« Le glacier de Thwaites contribue déjà à l’élévation du niveau de la mer et la compréhension de son effondrement probable au cours du siècle à venir est d’une importance vitale », a ajouté le secrétaire d’Etat britannique à la Recherche et à l’innovation, Sam Gyimah.

Selon la Nasa, entre 2002 et 2016, l’Antarctique a perdu 125 gigatonnes de glace par an. Le continent blanc concentrant 62% des réserves d’eau douce de la planète, son dégel devrait notamment contribuer à désaliniser les mers du globe, un mécanisme fatal pour de nombreuses espèces marines.

© AFP

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