Brésil : un procureur opposé à une licence pour Total dans l’Amazone

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Un procureur opposé à une licence pour Total dans l’Amazone
© AFP/Archives MARTIN BUREAU

Rio de Janeiro (AFP) – Le procureur de l’Etat d’Amapá (nord du Brésil) s’est prononcé jeudi contre l’octroi d’une licence au groupe pétrolier français Total pour l’exploration pétrolière dans l’embouchure de l’Amazone, invoquant des préoccupations environnementales.

Le procureur a motivé cette demande par les menaces que représenterait l’exploitation pour un récif coralien récemment découvert.

« Le seul moyen de garantir que les dommages environnementaux soient évités dans la zone est de ne pas accorder de licence », a déclaré le ministère public fédéral (MPF), dans un communiqué.

Le procureur a envoyé sa recommandation à l’Ibama, l’Institut brésilien pour l’environnement, qui dispose d’un délai de dix jours pour dire s’il s’y conforme ou non.

« S’il ne s’y conforme pas, les mesures judiciaires nécessaires seront adoptées », a-t-il averti.

Le MPF s’est prononcé après avoir considéré « insuffisante » l’étude d’impact environnementale présentée par Total dans cette zone où Greenpeace vient d’affirmer avoir découvert des récifs coraliens.

« L’équipe de scientifiques vient de faire une découverte majeure: la présence d’une formation récifale à l’endroit même où Total envisage de forer des puits d’exploration pétrolière », à plus de 180 mètres de profondeur et à 120 km au large des côtes brésiliennes, avait indiqué mardi Greenpeace.

« Le géant pétrolier affirmait pourtant dans un document remis aux autorités brésiliennes en février que la formation récifale la plus proche de ses concessions se trouvait à 8 km », a affirmé l’ONG environnementale.

Le groupe français, au même titre que BP, a acquis des blocs pétroliers dans l’embouchure de l’Amazone lors d’enchères en 2013, mais n’a toujours pas obtenu la licence environnementale des autorités locales.

L’an dernier, l’Ibama avait réclamé des informations complémentaires au sujet de l’étude d’impact environnementale fournie par l’entreprise française, jugée « insuffisante ». Total a répondu à la demande de l’Ibama fin janvier.

© AFP

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