Indonésie : elles nagent à contre-courant pour de l’eau potable

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Mama Hasria nage à contre-courant à Tinambung, dans le centre de l’Indonésie pour aller chercher de l’eau potable, le 22 mars 22 mars 2018
© AFP YUSUF WAHIL

Tinambung (Indonésie) (AFP) – Dans un fleuve du centre de l’Indonésie, Mama Hasria nage à contre-courant avec environ 200 jerricans qu’elle tire avec une corde attachée à son dos pour aller chercher de l’eau potable pour les villageois, un travail quotidien.

Sous un soleil de plomb non loin de l’équateur, cette femme de 46 ans doit parcourir quatre kilomètres dans les eaux boueuses du fleuve Mandar pour atteindre les puits d’eau potable construits le long de la rive en amont, dans la province des Célèbes (Sulawesi).

Là, elle remplit ses jerricans avec de l’eau rendue potable par les sols alentours qui font l’effet de filtre naturel et de purificateur.

Le travail de Mme Hasria, payée environ 500 roupies (3 centimes d’euro) par jerrican, et celui d’autres femmes permet à quelque 5.800 familles des villages de pêcheurs du district de Tinambung de boire de l’eau.

Jeudi est la journée mondiale de l’eau, une initiative de l’ONU qui met en exergue cette année les solutions « dans la nature » pour approvisionner la population en eau potable.

A Tinambung, l’eau est un défi. Les habitants du district se plaignent depuis des années de l’accès limité à l’eau potable.

« Nous devons chercher l’eau en amont pour pouvoir boire et faire la cuisine. L’eau des villages peut être utilisée seulement pour la toilette et le lavage du linge », souligne Mme Hasria.

D’autres communautés sont confrontées à des défis semblables en Indonésie, archipel d’Asie du Sud-Est qui fait face à de nombreux problèmes environnementaux, à l’image du Citarum, surnommé le fleuve le plus pollué au monde.

© AFP

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