NDDL : les travaux sur l’ex-« route des chicanes » suspendus après des dégradations

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Remise en état de la route départementale 281, l’ancienne « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 5 février 2018 sous la protection de gendarmes mobiles
© AFP/Archives DAMIEN MEYER

Nantes (AFP) – Le conseil départemental de Loire-Atlantique a annoncé jeudi avoir suspendu les travaux de remise en état de l’ancienne « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, après des dégradations commises dans la nuit.

« Après de premières dégradations commises fin février lors d’une phase précédente, l’intervention réalisée hier dans un secteur sensible a été saccagée pendant la nuit », a indiqué le département dans un communiqué.

L’enrobé de la route posé mercredi a été enlevé en « cinq ou six endroits » de la départementale 281, interdite à la circulation depuis novembre 2012, a précisé le conseil départemental à l’AFP.

Ces dégradations ont été constatées jeudi matin et une plainte a été immédiatement déposée à la gendarmerie de Blain, a-t-on ajouté de même source.

La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a confirmé à l’AFP ces dégradations, ajoutant qu’elles n’étaient « pas majeures ». « Le bitume n’était pas suffisamment sec », a-t-elle expliqué.

« Les travaux s’étaient jusque-là bien passés, sans interruption. Là, le conseil départemental a décidé de les arrêter », a déploré la représentante de l’État. « Je pense qu’il faut que les travaux reprennent. Il faut que cette route soit rendue à la circulation et que les travaux aillent jusqu’au bout », a insisté Mme Klein.

Le département a de son côté annoncé la suspension « sine die » du chantier. Il avait engagé le 29 janvier les premiers travaux préparatoires à la réfection de la route, après le dégagement, par les opposants à l’ex-projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, des divers obstacles qui l’obstruaient.

Cette remise en état, dont le coût avait été estimé à environ 600.000 euros par les services de l’État, s’effectue depuis le 5 février sous la protection de 200 gendarmes mobiles.

« Le chantier devait arriver à son terme dans les prochains jours », souligne le département et une réouverture de la route était initialement envisagée « en début de semaine prochaine ».

« Il est inutile de gaspiller de l’argent public si les travaux sont aussitôt et systématiquement vandalisés. Il revient à l’État d’assurer l’état de droit sur cette zone comme il le fait sur le reste du territoire », a martelé le conseil départemental dans son communiqué.

© AFP

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